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 Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")

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Gortak
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MessageSujet: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   29/11/2013, 21:11

Je le savais, ou plutôt, je le sentais. Une part de moi est belle et bien donc sous l'emprise de quelque chose d'aussi bien terrifiant et maléfique que magnifique. J'ai l'impression de devenir le héros d'une histoire qui porterait sur moi ... J'aime bien ! Je veux contrôler cette part de moi-même qui était pour moi, une supposition il y a alors quelques minutes.

Nous allons emprunter le réseau magique du monde dans lequel nous sommes bien qu'à force d'aventures, je n'ai jamais su son nom. Après quelques papiers signés et une somme versée, un vortex blanc sans nous prévenir nous entoure et nous disparaissons. La cité dans laquelle nous étions s'éloigne rapidement de nous puis je ne vois rien d'autre qu'une lumière blanche. Je fais une énorme chute libre où la collision avec le sol serait fatale. Après quelques instants d'attente, des forêts se dessinent, arbre par arbre, l'eau se forme, l'herbe apparaît et nous arrivons.

L'allure se voit ralentie au fur-et-à-mesure que le sol se rapproche. Nous ne bougeons plus et le vortex nous crache tels des noyaux de cerise et nous tombons mon père et moi lourdement sur le sol. Ce dernier s'en va aussi rapidement que nous l'avons vu apparaître. Un gigantesque bâtiment se dresse devant moi. Une gigantesque tour de pierres noires et imposante a été érigée dans le creux d'une montagne, un lac s'est formé naturellement autour de cette structure ayant comme une forme de couronne composées de quatre pics à son sommet. Étrangement, comme il fait nuit, la guilde des mages me donne plus l'impression qu'elle souhaite s'imposer qu'accueillir le monde à bras à ouverts.

Nous marchons donc en direction de la guilde des mages avec détermination et moi encore plus. J'ai la tête baissée et lance un regard presque noir. Un nouveau sentiment apparait en moi et je ne saurais pas le définir. J'ai envie d'entrer dans cet endroit et de faire mes preuves, d'être impressionnant par ce que je sens que je suis différent des autres et en général, j'aime bien le montrer. De plus, quand quelque chose me tient à cœur, je fais tout ce qui est en mon possible pour arriver à mes fins. Sauf dans les cas où je sais que la cause est perdue d'avance.

Perdu dans mes pensées, je n'avais même pas constaté une formation d'électricité entre mon pouce et mon index tel un taser. Vais-je arriver à contrôler cette puissance qui m'est inconnue ou vais-je simplement devoir subir cette transformation lorsque cette dernière aura envie de prendre le dessus. Dans le fond, cette transformation bien que dangereuse me convient, j'en ai assez de me faire marcher sur les pieds sans rien pouvoir faire d'autre que riposter d'une manière pathétique. C'est ce qu'il m'est arrivé voilà plus de 20 ans.

Les poings serrés, nous nous apprêtons à entrer dans la guilde des mages par la porte en bois massive bien entretenue mesurant au moins une dizaine de mètres de haut. De nouvelles questions me sont venues progressivement notamment celle que je pose à mon père:


-Et si jamais je reste bloqué dans mon autre apparence, que feras-tu?

Pour être sûr qu'il me réponde, je me tourne vers lui. Il me répond et cela me satisfait, je suis de toute manière décidé à prendre le risque. Je pousse la lourde porte à l'aide de mes deux mains et j'entre suivi par mon père dans ce qui est sans conteste l'accueil qui ne ressemble pas à ce que l'on pourrait imaginer lorsque l'on voit le bâtiment en lui-même. Les murs peints de blanc et de bleu se dressent à une hauteur impossible à estimer, de grandes tapisseries recouvrent certains murs et de gigantesques portraits de personnes célèbres sont accrochés. La vue de cette pièce m'impressionne mais mon sérieux presque extrême doit se faire sentir. Je ne suis pas là pour jouer les pantins dans une école primaire. Ma vision bien que pessimiste de ceux travaillant ici me donne un coup de jus.

Sans plus attendre, nous nous dirigeons vers l'hôtesse de l'accueil. Elle est vêtue d'une longue robe blanche sans plis probablement faite en soie. Un corset noir autour de sa taille soulève sa poitrine, des collants blancs allant de paire avec les chaussures à talons ne nous sont visibles que lorsqu'elle se lève pour venir dans notre direction. Sa démarche élégante ne peut laisser un homme sans émotions, ses courbes bien dessinées sont accentuées par de longs cheveux bruns et lisses qui descendent jusqu'au bassin.


-Bien le bonsoir messieurs! Avant de demander la raison de votre venue, je vais vous demander de signer ces quelques papiers.

Mon père tend alors un badge que je n'arrive pas à voir, c'est certainement celui qui montre qu'il fait partie de cette structure. Une part de surprise de la femme de l'accueil se fait sentir.

-Bien, monsieur Full-Métal. Je vais à présent laisser votre équipier remplir le formulaire s'il ne l'a pas encore fait.

Elle se retourne alors pour aller à son bureau, je surprends alors mon père en train de regarder la femme partir et lui donne un coup de coude, histoire de le faire revenir à lui. Je le comprends tout de même, elle est très séduisante. Je termine de remplir les formulaires qui m'ont été donné et me dirige vers le bureau de la dame d'accueil, je lui tends les papiers:

-Bien. En temps normal, ma collègue vous aurait fait découvrir les parties auxquelles vous avez accès de notre bâtiment, à la place, je vous laisse ce plan. Sachez que votre présence dans une des pièces qui vous sont interdites étant colorées en rouge sans l'autorisation de quelqu'un qui y en a l'accès, est, sans que vous puissiez contester une exclusion définitive.

-Vous avez le don d'être claire dans ce que vous dîtes au moins
Dis-je avec un léger sourire.

Mon père me demande alors de le suivre, et je m’exécute. Passant par de nombreux escaliers en marbre, nous arrivons devant la pièce qui semble être celle où mon père voulait m'emmener.
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   2/12/2013, 16:38

Durant notre téléportation Gortak me pose une question ma foi importante à savoir comment est-ce que je réagirais s'il devais ne plus pouvoir changé de forme. Ce à quoi je lui répond avec un grand sourire:

-Si tu maîtrise ta deuxième personnalité, il n'y aura aucun risque. Mais crois moi, tu n'aimerais pas savoir le sort qui te serrait réservé si tu venais à devoir rester enfermé dans ta partie sombre.

Nous arrivons enfin devant les grandes portes de la guilde. Après que Gortak ai admiré l’édifice et ces alentours, nous entrons. A l'accueil une jeune femme splendide nous accueil. Je la regarde en sourriant, complètement gaga devant une telle beauté. J'entends à peine ses paroles, mais parvins à entendre ce qu'elle me disait. Je lui montre alors mon badge.

Spoiler:
 

Une foi qu'elle eu donné les papiers administratif à remplir pour l'admission de Gortak, elle s'en retourne à son bureau. Je la regarde y retourner, admirant ses courbes et ses ronde...un coup de coude mon fils me ramène à la réalité. Je le regarde et lui indique du doigt un siège non loin de nous, avec un air sévère. Une foi qu'il me tourne le dos, je souris. Je me met alors à discuté plus sereinement avec la jeune demoiselle. Une foi que mon fiston a fini de remplir les papiers et les donnes à la secrétaire celle-ci lui remet un plan, avec des salles interdites. Je sors alors un autre badge, que je pose sur le comptoir pour qu'elle le regarde.

Spoiler:
 

Elle y jette à peine un regard qu'elle prend le plan de Gortak, et lui en rend un où il ne reste plus que la salle de réunion et les différents laboratoires de recherches où il ne peux aller. Je reprend alors mon badge, et guide Gortak hors de la salle, après avoir lancé un clin d'oeil à la jeune fille qui rougit comme une pivoine. Je parle alors discrètement à l'oreille de mon fils:

-Un jour je t'expliquerais.

Nous arrivons alors devant une salle aux portes faites d'ébonites. Au-dessus de ces portes se trouve le dessin d'une horloge. J'en ouvre les portes et y entre suivit de Gortak. Nous entrons dans une salle aux murs blancs, tandis que la porte derrière nous se referme. Je pose alors mon sac sur une table, ainsi que ma veste et empreinte une autre porte.

-Dépose tes affaires et suis-moi.

Une foi qu'il ma rejoins il s'extasie devant la nouvelle salle qui s'offre à lui: Une salle où la nature semble ne jamais avoir été touché par la main de l'homme, et où règne un calme paisible. Des fées vivent et entretiennent cet endroit.

-Bienvenu Gortak dans la salle Hors du temps. C'est ici, que tu vas commencer à apprendre à maîtriser ta partie obscure.  Marche vers le centre de la pièce, et tu trouveras une fontaine. Prend une chope blanche qui se trouve accroché au bord. Remplis la et bois en l'eau. Tu découvrira alors ce qui se cache au fond de toi. Voici un indice pour trouvé la clairière où se trouve la fontaine: suis la musique qui te viens du coeur.

Je disparaît en un instant, pour me retrouver dans la clairière de la fontaine, où je m'allonge le temps que Gortak arrive.
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Gortak
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   28/12/2013, 23:37

La porte que me demande mon père de passer faite d'ébonite, porte le symbole d'une horloge au dessus d'elle. Nous y entrons et nous nous retrouvons dans un vestibule. Mon père dépose quelques de ses affaires sur une table et me demande de faire de même. Je pose alors légèrement contrarié mon bouclier, mon épée et ma veste.

Nous empruntons une autre porte et nous nous retrouvons dans la salle Hors du temps, le bruit de l'eau coulant me caresse les tympans, le paysage qui s'offre à moi est splendide, des arbres d'un vert chatoyant, des troncs imposants mais beaux, une eau limpide qui me donne envie de m'y baigner mais cet instant n'est certainement pas le plus propice. Des montagnes rutilantes grimpent à des hauteurs astronomiques. Sommes-nous véritablement dans une salle ? Je n'ai pas le temps de me poser la question car une fée bleutée vient se poser sur mon épaule, on dirait une boule avec deux paires d'ailes. Aussitôt, elle repart comme si elle était venu me souhaiter bonne chance, mais pour quoi ? :


-Bienvenue Gortak dans la salle Hors du temps. C'est ici, que tu vas commencer à apprendre à maîtriser ta partie obscure. Marche vers le centre de la pièce, et tu trouveras une fontaine. Prend une chope blanche qui se trouve accroché au bord. Remplis la et bois en l'eau. Tu découvrira alors ce qui se cache au fond de toi. Voici un indice pour trouvé la clairière où se trouve la fontaine: suis la musique qui te viens du coeur.

-Je vois déjà mieux la raison pour laquelle tu voulais absolument me faire venir içi et nulle part ailleurs, ton affiliation à deux guildes totalement différentes peut s'avérer très utile.


Je ne dis rien de plus, trop tenté, je bois une gorgée dans un petit lac qui se trouve non loin de moi avant de commencer ma route. Le feuillage se fait au fur-et-à-mesure de mes pas, plus denses, je croise de moins en moins de fées et je sens que je m'approche de mon objectif. Des gigantesques buissons se profilent devant moi, je suis pour eux, une simple fourmi, des arbres dont le tronc ne peut être entouré par les bras d'une quinzaine de personnes me barrent la route.

Une sorte de labyrinthe s'est donc mis dans mon chemin et il m'empêche d'aller à la fontaine. Un mur se dresse face à moi, je suis donc loin du centre de la pièce, je vais dans la direction opposée et tente de calculer en trouvant l'autre mur, le centre de la pièce, c'est à dire la ou se trouve la fontaine, mais la salle est très grande et le mur tarde à venir...

Un grand battement se déclenche soudainement dans mon cœur et je me stoppe, pris par surprise, je ferme les yeux et je perçois une faible musique mais je ne sais pas d'où elle vient précisément. Je rouvre les yeux et ne l'entend plus. J'en conclus qu'il faut que je trouve la fontaine en fermant les yeux...

C'est alors ce que je fais, je laisse mes pas me guider au rythme de la musique, je me déplace en fonction de là où je la perçois et elle devient de plus en plus forte. Je continue cette technique mais je tombe par terre plusieurs fois à cause d'une racine où je me prend un buisson piquant dans le nez. D'un seul coup, la musique s'arrête. Mes yeux s'ouvre en m'attendant à trouver la fontaine mais il n'en est rien. Un espace vide s'offre à moi. Je ferme à nouveau les yeux et entend une nouvelle musique, je le connais, c'est celle que j'ai composé moi-même. Je sors sans hésiter une seconde l'ocarina que je n'ai pas sortit depuis un bon moment, soufflant dedans, je joue cette musique.

Les notes défilent, je n'ai même pas besoin de savoir où placer mes doigts, ils le font tout seul. A la fin du morceau, je rouvre les yeux et je ne suis plus au même endroit. Un gigantesque espace blanc m'entoure et il m'est impossible de distinguer les murs, j'avance dans cette sorte de brume jusqu'à arriver à la fontaine. Je me rappelle alors de ce que l'a dit mon père et prend une choppe blanche accrochée au bord de cette fontaine. Je la remplis de l'eau et la bois d'une traite.
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   7/1/2014, 19:16

Le fond de l’air est toujours aussi doux, et les oiseaux chantent toujours. Je suis là allongé dans l’herbe tendre, sur ma cape. Je ferme les yeux et me laisse bercer par le son du vent dans les arbres. Le bruit de la nature au soleil est le plus des chants qui me soit donné d’entendre. Le temps passe. J’entends alors un bruissement léger d’ailes. J’ouvre un peu les yeux et regarde la porte d’entrée de la clairière.
La porte est faîte de pierres grises, posées en arc de cercle. Des racines ont poussés, et l’enserre, mais pas en s’infiltrant au travers des fissures laissées entre elles, mais comme si les racines l’enserre tendrement.
J’aperçois alors au loin, dans l’ouverture que forme celle-ci un groupe de cinq fée semblant guidé Gortak. Je me lève, épouste mon pantalon, avant d’aller m’approcher de lui. Je sais qu’il ne me voit pas, et que les fées, mais je ne sais quel moyen, ne lui font apercevoir que la fontaine et la chope. Le reste n’est qu’englobée d’une lumière blanche immaculé. Je m’approche de lui, et me place devant lui, mais il m’évite, sans dire un mot.


*Au moins, c’est clair, il ne voit rien. Heureusement, sinon il aurait été capable de me décrire la clairière en chanson*

Je m’approche alors de lui, et lui parle à l’oreille.

- Va à la fontaine, boit l’eau, et il adviendra ce qu’il devra advenir.

Je le regarde aller d’un pas décidé vers la fontaine. D’un geste vif, il prend la chope, la rempli en la plongeant dans l’eau, et boit celle-ci d’un trait. Je vois alors son corps se raidir. La chope tombe. Il ne se passe rien. Les minutes passent, puis une heure viens à passer. Je me dirige alors vers mes épées pour commencer une petite séance de yoga pour me détendre.
A peine ai-je posé mes mains sur chacune des épées, qu’un tremblement du sol se fait sentir. Je retourne vivement vers Gortak et ce que je vois me tétanise quelques secondes sur place. Je vois Gortak, la peau allant du noir au blanc, hurlant à la mort, sans que je puisse comprendre. Un nouveau tremblement, plus fort que le précédent, me fait rependre conscience. Je fais un premier pas vers mon fils, mais une onde de choc, de couleur violette me fait violemment barrage.
J’use alors de mon pouvoir sur le vent pour tenter de la calmé. Mais celui-ci est bien trop fort, et me tiens à distance de Gortak. Je charge alors mes épées en magie du vent, avant de les lancés, pour qu’elles aillent aux pieds de Gortak se plantées.
Un pentacle de Deux kilomètres se forme alors à ses pieds. Le pentacle magique de couleur noir tente d’englobé la magie qui s’échappe de Gortak, pour la reflué dans son for intérieur. Mais le pentacle ne bouge pas. Je joins alors mes paumes avant de les posés violement au sol. Je libère alors ma magie pour donner plus de puissance au pentacle qui rétrécit.
Plus je libère mon flux de magie, plus le pentacle rétrécit. Plus celui-ci rétrécit, plus le flux de magie de Gortak diminue, ce qui me rassure. Mais alors que le pentacle arrive à un kilomètre de diamètre, la puissance de Gortak se décuple. Le pentacle semble alors donné des signes de faiblesse, et grandir à nouveau.


- Par les Dieux ! Non Pas maintenant ! Tout sauf ça ! Je ne veux pas le voir mourir.

Je hurle alors à la mort libérant au maximum mon flux d’énergie magique. Mon corps s’entoure d’un halo bleuté. Mais cela ne fait qu’à peine réduire le pentacle. C’est alors que les fées entonnent une incantation. Il ne leur faut que quelques secondes avant que les gardiens du sanctuaire apparaissent aux quatre coins de la clairière.
Les gardiens ont une stature de deux mètres. Leur armure entière est à la foi Noir et rouge. Dans leurs dos deux magnifiques ailes blanche, et entre elle une Claymore adapté à la taille des gardiens. Dans un même geste, ils dégainent leurs épées, montrent de le pointe Gortak, avant de planté leur épée à lame blanche dans le sol.
Un pentacle de couleur doré remplace le pentacle noir. Les mains des gardiens empoignent la poignée de leur épée, restant debout sans bouger. Je range alors mes épées et m’approche alors de mon fils qui lévite dans les airs, toujours inconscient et en plein combat contre lui-même. Je vais pour le touché mais la chimère entière sors de son collier, ce qui me fait retenir mon geste. Elle s’adresse alors à moi directement dans mon esprit. Sa voix semble venir d’outre-tombe.


- Alors comme ça le Mage Full métal à besoin de mon aide pour sauver son fils. Comme c’est touchant, mais qu’est-ce qui te fait croire que je vais pouvoir l’aidé ? Tu as pourtant sentis que la puissance que sa partie noire cache en lui est bien trop puissante.

- Et je sais aussi qu’en tant que gardien du porteur du collier, tu lui dois d’être en vie. Je te rappel que tes pouvoirs dépendent désormais de lui. Il est le seul à pouvoir porter le collier.

- Ah bon ? Mais qu’est-devenu ton maître ? A c’est vrai, tu l’as tué.

- C’est faux ! Hurlais-je.

- Voyez-Vous ça ! Full Métal perd son sang froid ! Ah oui c’est vrai ! Dès que l’on dit du mal de son Maître ou que l’on veut faire du mal à son fils, le pauvre chou de Full Métal perd ses moyens.

Sans réfléchir je dégaine pour lui couper la tête, mais la chimère est plus rapide que moi. Elle me pique d’une griffe. Je lâche aussitôt mes épées.

- N’oublie pas que c’est Ton Maître qui m’a créé avant de mourir. Et qui plus est, il m’a légué sa puissance magique. Alors maintenant, donne-moi la lame dague à la lame d’or et de sang, pour que je puisse aider ton fils. Et ne me regarde pas avec ces yeux la, tu sais très bien pourquoi j’en ai besoin.

Sans un mot je lui tends la dite dague que j’ai toujours accroché à ma ceinture : la dague que seul la chimère du collier peut prendre, mais aussi la lame qui n’est utilisable qu’une seule foi. Cette arme n’est utilisable que là où est et va la chimère, sinon c’est une simple dague dont la lame ne coupe pas.

- Que de par la lame Asmargoth, que le jugement de mon fils soit rendus.

- Qu’il en soit ainsi.

La chimère s’en retourne alors dans le collier. Plusieurs minutes passent avant de Gortak soit libéré du Pentacle. Je le rattrape dans mes bras. Il a juste le temps de prononcer une phrase, avant de tombé dans les pommes. Le pentacle disparaît, en même temps que les gardiens. Je me retrouve alors avec la tête de mon fils contre moi, à attendre qu’il se réveil.
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Gortak
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   7/1/2014, 23:19

Alors que je m’approche pour attraper la choppe blanche accrochée à la fontaine, j’entends comme un murmure qui me dit que je dois boire l’eau et laisser mon avenir se dessiner devant moi. Je tiens déterminé, la choppe dans mes mains, le tout dans le silence absolu qui se trouve autour de moi, la salle n’a pour moi aucun mur et ceci me dérange un peu. Mais là n’est pas le moment de se plaindre d’un léger détail, affronter ce qui se trouve en moi se révèle bien plus dangereux quand on y pense.Je remplis la choppe de l’eau de la fontaine et la boit d’une traite. Je sens que je quitte mon corps pour me retrouver dans un nouvel espace, la salle blanche ne devait être qu’un illusion. Dans celle-ci, je peux distinguer les murs formant un gigantesque rond autour de moi, à vue d’œil, ils doivent être à plusieurs kilomètres de moi. Il n'y a aucune végétation, aucun animal, aucune présence à part la mienne... Un nouveau murmure se fait entendre plus distinctement, il vient de l'artéfact que je porte depuis maintenant plusieurs mois autour de mon cou. Je le prends dans ma main et sans trop savoir pourquoi, je m'exclame:

-Sortez de l'artéfact !

Aucune réponse ne vient de l'artéfact:

-Tout de suite !

Un éclair teinté de bleu apparaît soudainement me faisant mal aux yeux. La chimère n'était plus apparue depuis longtemps devant moi, sauf que cette fois-ci, chaque animal est détaché du corps principal, j’entends le phœnix, certainement le chef, grommeler. Avant qu'il ne me passe un savon, je lui demande:

-J'ai donc assez de puissance pour vous contrôler ?

-Vous tombez bien mal, maître, il se trouve que nous étions occupé par quelque chose d’extrêmement important avant que vous nous demandiez de sortir! Pour répondre à votre question, non, vous n'avez pas encore la capacité de nous contrôler. Dans cet endroit, notre apparence animale distincte vous est visible mais nous n’apparaitrons qu'en forme humaine lorsque votre corps physique aura suffisamment de puissance. Si le mental suffisait, vous nous auriez déjà tous sous votre contrôle.

-Je vois mieux. Si je vous ai fait sortir c'est pour vous poser une question. L'un de vous, est-il en lien avec ma forme sombre qui prendrait mon contrôle dans certains moments ?

-Oui.
répond-il lentement Nous sommes en lien avec cette force sombre dont vous n'avez appris l'existence il y a de cela quelques heures à peine. Sachez, qu'il peut arriver à tout moment, il sent notre force et va venir, je le sens! Votre affrontement approche !

-Combien de temps me reste-t-il avant de l'affronter?


La chimère n'a pas le temps de répondre le cou du chef et de ses frères si on peut les appeler comme cela, se fait trancher en quelques instants, tout part en fumer avant de revenir dans l'artéfact et me causer une douleur immense. Mon hurlement pourrait parfaitement réveiller un mort et je pense que mon corps physique a fait de même. Une personne me ressemblant s'approche de moi, ses vêtements sont de couleur noir et ses yeux sont rougeoyant et brillent tels une flamme intense:

-Ooooh, je ne t'ai pas donné un coup et tu as déjà mal ? Pauv' chouchou ! Tu veux voir ton papa ? Et bien pour ca, meurt !!

Il s'élance vers moi, c'est avec horreur que je me rend compte que je n'ai plus mon épée et mon bouclier! Il est à deux mètres de moi et il est rapide, j'ai à peine le temps d'esquiver le coup qu'une estafilade est visible sur mon épaule gauche, j'ai eu pire, mais il ne faut pas qu'il prenne tout de suite le dessus sinon ca va très mal tourner pour moi. Je remarque la présence un gigantesque pentacle de couleur noire à mes pieds. J'esquive les dix coups suivant, c'est comme si je m'affrontais moi-même car les coups qu'il utilise sont ceux que je fais lors de vrais combats, je peux les esquiver, une parole arrive dans ma tête:

-Je suis Nadare ... je suis le premier pouvoir que tu obtiendras ... Tends ta main devant toi et laisses ton énergie magique sortir...

Sans perdre de temps, je tends la main face à mon adversaire dont j'ignore le nom et laisse échapper une part de mon énergie, une boule d'électricité se forme alors dans le paume de ma main et elle part à une vitesse impressionnante sur ma cible sans qu'elle eût le temps réagir. Folle de rage, elle fonce à une vitesse ahurissante sur moi et me fait une entaille au bras droit. Une seconde voie vient à moi:

-Je suis Sahia ... je suis le second pouvoir ... Créée une lame telle que tu la souhaites ...

J'imagine alors une épée comme j'ai l'habitude de tenir, rouvrant les yeux, une lame similaire est dans mes mains, elle est étonnamment légère. Par surprise, je donné un coup à mon adversaire et observe du sang noir coulant sur son torse, nous sommes à armes égales !:

-Tu as eu de la chance, ton père a affaibli le pentacle qui me fournit en puissance, plus il rétrécit, plus je m'affaiblis. Même minuscule, je conserve une certaine force mais imagine s'il était encore plus grand que ce qu'il est actuellement !

-Je n'en ai rien à faire, je suis suffisamment fort pour te battre, toi dont je ne connais pas le nom !

-Tu me déçois beaucoup Gortak! Je suis ... Asmargoth! Mon nom ne te dit peut-être rien mais ton père me connait très bien.

-Très bien Asmargoth, je n'ai pas de temps à perdre contre toi!


Je me lance à mon tour à l'assaut, étant donné que je ne tiens pas une véritable épée, je cours deux fois plus vite qu'à mon habitude, je lance une boule électrique sur mon adversaire qui le touche et le paralyse, je fais une énorme entaille sur son torse qui part de son épaule jusqu'à son bassin. Dans un hurlement rageur il m'attrape par le bras et me plante son poing dans mon corps avec une telle violence que j'en perds le contrôle de ma pensée. Une désagréable sensation s'empare de moi et je suis extrêmement nauséeux. Très peu de temps après, je me sens encore plus fort et bien. Je regarde mes mains, elles sont noires, tout mon corps est d'un noir tellement profond que je me fondrais dans la nuit bien mieux qu'un espion. Ma force, je la sens comme décuplée, le pentacle a à vue d’œil encore augmenté, le combat continue et je ne lâche rien, chaque coup que l'un porte à l'autre fait terriblement mal vu le niveau du combat, je fais au fur et à mesure, grandir la longueur de mon épée aussi tranchante qu'une vraie. Je comprends aussi que le pentacle alimente aussi bien lui que moi en puissance. A un moment, mon adversaire s'arrête et invoque sa propre chimère qui lui sort du torse. Le chef qui ressemble au mien, tient une lame rouge et dorée et la donne à Asmargoth:

-C'est l'heure de ton jugement!

Bien que la salle soit gigantesque, il réussit à disparaître. Je ne le vois plus du tout. Après une trentaine de secondes, alors que je commençais à me demander ce qu'il se passe, je sens un profonde douleur dans mon ventre, la dague dorée et rouge sang devient recouverte du mien. Je sens la lame se retirer et mon corps s'effondre sur le sol.
De retour dans le monde réel, je sens que je suis rattrapé d'une courte chute, je souffle:


-Je dois ... y retourner ...

Je m'évanouis... Une fois que je rouvre les yeux, je vois Asmargoth qui me fixe alors que je suis à terre

-Très fort, mais même si tu te relèves, tu as perdu!

Je ne savais pas que dans le monde réel, mon corps physique s'était soulevé et s'était réveillé ... il dit à Full-Métal

-Tu vas perdre ta tête vieux lard !

C'est ainsi que deux combats se lancent au même moment pour moi.
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   19/1/2014, 19:42

Alors qu’il se relève, je voie la couleur de la peau de mon fils devenir noire. Je le regarde alors muté, sans pouvoir rien faire. , et lorsque ses yeux deviennent rouges je comprends alors que l’entité a pris possession de son corps. Lorsqu’il m’adresse la parole, je sais qui il est : Asmargoth, un des pires démons qui soit venu dans mon monde. A l’entendre, des souvenir de mes maîtres et de mon ami me revienne. Je me souviens de mon dernier Maître, mort pour me protéger, et me permettre ainsi de vivre. J’ai cru avoir tué ce monstre avec la lame d’Asmargoth, mais je me suis trompé. Je n’ai fait que l’envoyer dans le corps futur de mon fils. Je suis à genou essoufflé par l’effort que j’ai fourni à restreindre le pentacle.

-Tu aurais pu venir plus tard Asmargoth, je ne t’en aurais pas voulus…ça m’aurait au moins permis de récupéré un peu.

Si quelqu’un était en train d’assisté à la scène, il me prendrait pour un fou. Un mage épuisé, à la limite de ses forces, ne pourrait tenir tête à un démon. Mais cette personne ne saurait pas le nombre de chose que je sais. Je sais qu’Asmargoth m’a connu à une période de ma vie où je n’avais pas encore eu vent de l’alchimie, et donc une chose qu’il ne connaissait pas. Mais surtout, je n’avais pas encore rencontré Ragnarök, mon dragon.

-La dernière fois que je t’ai vue, ton Maître t’a sauvé la vie. Dire que sans son intervention tu serais mort, et j’arpenterais encore ce monde. Mais le pire c’est de devoir vivre dans la peau de ton mioche. J’enrage, mais pour pouvoir au moins soulagé ma rage et ma haine, je vais voir ce que ça fait pour Gortak, de voir son père mort à ses pieds, et le pire, d’en être responsable.

-Ne crois pas que je sois sans armes, ou incapable de me défendre.

Sans même prévenir, il fonce vers moi en dégainant son épée de la main droite, tout en tenant son bouclier de la main gauche. Il effectue un tour sur lui, donnant ainsi plus de force et de vitesse à son attaque. Je prends son épée de plein fouet. Le coup m’envoi valsé à quelques mètres. Il me regarde tombé. Il attend, mais constate que je ne me relève pas. Il regarde alors son épée : même pas une trace de sang.

-Je ne m’attendais pas à ce que tu sois aussi résistant. Comment as-tu fait pour résister à un coup pareil ?

Je tourne la tête pour le regarder. Je plante alors une de mes épées dans le sol. Tout en m’appuyant sur elle, je me relève, sans une seule égratignure.

-Il y a tellement de chose que tu ne sais pas sur moi Asmargoth. Bien des choses ont changé depuis notre dernier affrontement. La dernière foi j’ai perdu mon Maître, mais cette fois, je vais te renvoyer dans son corps une bonne fois pour toute.

Je ferme les yeux quelques secondes pour contrôler ma respiration. Lorsque je les ouvre, Asmargoth est en garde et attends. Je range mes épées. Il me regarde intrigué, toujours prêt à après à la moindre attaque. J’enlève alors ma veste, pour me retrouver le torse à nue. Je dégaine alors mes épées, pour me lancé à l’assaut. Le combat entre lui et moi fait rage. Asmargoth se défend bien, et part de manière habille. Nos coups s’enchaînent. J’ai l’impression que les chocs et nos pas ne sont que des pas de danse. J’ai l’impression de voir les évènements au ralentit.

Chaque choc des épées, est une note s’ajoutant à la mélodie de notre bataille. Asmargoth est encore assez frais et rapide, tandis que je m’affaiblis de plus en plus. Je sais que je risque à tout moment de perdre le combat. Tout en combattant, j’aperçois la fontaine, et je sais alors ce que je peux faire.

Profitant qu’il fait un tour sur lui-même, je place le plat de mon épée au niveau de mon torse, pour paré sa lame. Le choc est rude, mais me fait reculer jusqu’à la fontaine. Ensuite tout se passe très vite. Je plante mes épées dans le sol, prend la chope, la trempe dans la fontaine pour en boire une gorgée, puis deux, puis trois. Je sens Asmargoth arrivé à vive allure. Je jette alors la chope encore à moitié pleine sur lui. Il s’arrête pour brandir aussitôt son bouclier devant lui. Je récupère alors mes épées et utilise la pierre d’eau de mon épée à la main droite et de vent de l’épée gauche, tout en visant le bouclier. Les deux éléments mêlés génèrent de la glace alourdissant le bouclier, qu’Asmargoth lâche. Il me regarde alors de ses yeux injecté de sang.

L’espace d’un instant je vois l’ombre du doute passé dans ses yeux. Puis l’instant d’après la lame que j’avais donné à l’entité du collier de Gortak apparaît dans sa main gauche. Il me donne alors l’assaut de nouveau. Cette foi cela deviens plus rude pour moi, car, il n’y a plus de parade au bouclier, et il peut facilement percer ma garde avec sa lame plus petite. L’eau de la fontaine m’a tout de même donné assez de magie pour pouvoir tenir plus longtemps, mais je sais que sans une aide extérieur je vais avoir du mal à tenir.

Je tente alors le tout pour le tout. Tout en esquivant une feinte, je plante mes épées dans le sol en utilisant la pierre de terre de chacune. La terre autour de nous se déforme pour lui englober les bras, et jambes, ne laissant que son buste à découvert. Je me tiens alors debout face à lui. Je place mes paumes l’une contre l’autre, avant de plier les jambes, et posé ma main droite au sol, tout en me relevant, une barre en fer blanc semble sortir du sol. Lorsque je la prends en main et la sors du sol, une pointe acérée se forme au bout de celle-ci. J’y pose alors ma main gauche, un pentacle de couleur rouge se forme à la base de la lame. Je maintiens alors mon arme à deux mains, à l’horizontal devant moi, tout en fermant les yeux.


-Père Céleste aux pouvoirs infinis. Voit ce démon qui en ce jour à pris possession de mon fils. Renvoi cet être immonde dans le corps de celui-ci. Que cette lance sacré appose sur mon fils le sceau qui empêchera cette entité démoniaque de faire à nouveau du mal tant qu’il ne sera pas capable de le maîtrisé.

Je plante alors la lame au travers du corps d’Asmargoth. Il se met à hurler, j’enfonce la lance sacrée, pour qu’elle entre au complet dans son corps. Une lumière blanche irradie de son corps. La lumière m’aveugle. Je tombe alors épuisé. Mes épées sont toujours plantées dans le sol, mais le pouvoir d’entrave terrestre n’agit plus. Juste avant de fermer les yeux je vois un gardien descendre du ciel, puis plus rien.

Je me réveil 2 jours plus tard, dans un chambre, sans vraiment comprendre comment je suis arrivé là, tourne alors les yeux et semble voir une forme humaine. je plisse les yeux en murmurant:


-Gortak ?
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   31/1/2014, 14:11

Ignorant ce qu’Asmargoth vient de me dire, je me relève, prêt à me battre à nouveau. Il est très fort, ceci n’est pas négligeable. La pièce dans laquelle nous nous sommes battus, plus tôt n’a pas changé, la seule différence est que le pentacle qui se trouvait au sol a disparu, il y aura juste notre force pure qui nous permettra de vaincre l’autre. Pour vérifier si ce que je viens de penser est juste, je tente de produire un éclair entre mes doigts mais rien ne vient. Dépité de voir que je n’ai toujours pas de moyens de me défendre autrement qu’avec les poings, j’observe Asmaragoth qui lui, possède une épée et un bouclier, le combat est perdu d’avance.

Il s’élance vers moi dans un cri de guerre, j’éprouve beaucoup de mal à esquiver la suite d’attaque et me prend plusieurs coups de poings et reçoit plusieurs coupures partout sur le corps. La fatigue me vient rapidement, je n’ai aucun moyen de gagner, j’essaie alors de me reconcentrer sur mon énergie magique. Après 15 secondes intenses sous les yeux de mon ennemi, je parviens à produire un simple courant, ce qui est en soi quelque chose mais je n’arrive qu’à attirer une moquerie d’Asmargoth :


-Quel pitoyable humain! Même avec des années d’entraînement, tu seras incapable de me battre.

-Et tu crois que c’est toi, un esprit qui se trouve dans mon corps qui peut me dire ça ? Si tu es là, c’est par ce que mon destin m’a dit que je devais te dominer !

-Tu ne comprendras donc jamais ce que je suis...

-Pourquoi, tu es juste un démon qui cherche à s’emparer de mon corps.

- C’est à peu près ca …Tu te souviens des transformations que tu as vécues, elles sont dues à ma simple présence. Seulement, étant donné que je ne possède pas ton corps physique, la transformation n’était que minimale et l’effet était donc considérablement réduit. Si tu me laisses prendre ton corps, je ferai en sorte que tu domines le monde entier !

-Je ne suis pas intéressé par ta proposition, et comment peux-tu prendre mon corps physique ?!

-C’est très simple … En tuant de mes mains ton corps astral, celui dans lequel tu es actuellement.


Prenant enfin conscience du danger que je coure ici, face à lui, sans armes pour me défendre, je hurle et force un éclair à sortir de ma main. Il frappe le sol qui se met à trembler. J’essaye de lancer sur mon adversaire une boule électrique et elle sort d’elle-même et le touche à l’épaule, comme si j’avais réussi à briser un sceau m’empêchant d’utiliser mes pouvoirs:

-Il se trouve que je t’ai sous-estimé, Gortak. Si tu le veux, battons-nous comme nous l’avons fait !

-Tu lis dans mes pensées !


Sans perdre de temps, je crée une lame dans ma main droite comme le permet Sahia et cours en direction d’Asmargoth. Mon action est bien trop prévisible et il esquive sans aucune difficulté et riposte avec un coup de lame dans mon dos. Je n’ai fait qu’aggraver mon cas, tentant de me relever, son pied me bloque sur le sol et son pied vient frapper dans ma mâchoire. Roulant sur un mètre, je souffre énormément, je profite du fait qu’il attend que je me relève pour réfléchir à toute vitesse à une tactique qui me permettrait de gagner … et j’en trouve une, je souffle à l’artéfact :

-Sortez, j’ai besoin de votre aide…

Une lumière vive apparaît et je me sens porter par un vent, la chimère revient une seconde fois devant moi, mais je reste face à Asmaragoth pour observer ses mouvements :

-Une fois de plus, nous nous présentons face à vous, maître.

-Oui, et je vous remercie d’avoir répondu à mon appel, je ne vais pas passer par quatre chemins, je souhaiterais ici, acquérir vos pouvoirs le temps du combat.


Un grognement se fait entendre par le chef qui n’a pas l’air d’apprécier cette idée, mais il me fallait tenter, ici je pouvais savoir ce que j’aurai plus tard, alors autant savoir le plus possible ! Le chef se tourne vers ses frères et ils parlent dans une langue qui m’est inconnue. Quelques secondes plus tard, il se retourne vers moi et m’annonce :

-Vous pouvez utiliser nos pouvoirs à l’exception du mien …

-Ce qui me donne un pouvoir supplémentaire, quel est celui que je peux encore apprendre ?

-Le mien … Je suis Resshin … Tu peux créer un lame souple électrique, tel un fouet …


J’imagine alors que je produis une lame mais qu’elle devient souple comme feuille, le résultat me satisfait et me met à faire des larges cercles autour de mon ennemi qui me suit du regard. Soudainement, je lance tous mes sorts d’un seul coup, je lui envoie 3 boules pour qu’il soit obligé d’être paralysé par l’une d’entre elle, je crée une lame dans ma main droite et le fouet dans la main gauche. Grâce au fouet, j’attrape Asmaragoth et le ligote en quelques secondes. L’épée quant à elle, me permet de lui couper le bras gauche au niveau de l’épaule. Le sang coule à flot et avec ses yeux encore plus vifs qu’au moment où je l’ai vu la première fois, il hurle et reprend son épée dans la main droite, ignorant la douleur.

Il est bien plus rapide et je ne peux plus l’éviter, les sorts que j’ai lancé ont puisé dans mes ressources et je n’ai presque plus d’énergie, des entailles sont visibles sur mon dos, mon torse, mes bras, mes jambes et même mon visage. Avec son poing, il m’envoie valser tel un champion de boxe contre un débutant, me bloque les bras à l’aide de son seul bras :


-Tu n’es même pas l’ombre de toi-même, c’était du suicide pur et simple de revenir ici, mais je te félicite de m’avoir couper ce bras, mais l’autre t’aurait donné la victoire, quel dommage pour toi…

Il reprend sa lame et s’apprête à me transpercer une seconde fois le corps, la lame tombe et deux cris se font entendre. Le sien et le mien … Nous tombons tous deux … Il s’exclame :

-Non … Non!! Je n’ai pas pu perdre contre ton idiot de père ?! Noooooon !!!

Il s’approche de moi et me plante le poing dans une plaie béante de mon torse je hurle puis petit à petit, le douleur se calme … Je me lève … Constate sa disparition et me regarde dans une flaque d’eau au sol, mon visage est complètement amoché, rempli de coupures, c’est la même chose pour mon corps sauf à un détail près … Ma main est devenue noire ! Je tombe au sol et me réveille.

Je gis auprès de Full-Métal, mon père, il est blessé. Mais par qui, je n’en sais rien. On dirait qu’il a utilisé toutes ses réserves lui aussi pour affronter un ennemi très fort. Je le regarde intensément, la douleur aussi bien mentale que physique m'empêche de faire un mouvement quelconque, du sang coule de mon torse, je ne sais pas pourquoi, je sens mes dernières sources d'énergie partir en fumée, j'ai le temps d'apercevoir de grandes créatures ailées s'approcher de nous avant de sombrer.

Le lendemain, je reste au chevet de mon père, il est bel et bien vivant, il respire mais il ne se réveille pas. Je commence à m’inquiéter, je n’ai jamais vu quelqu’un que j’aime dormir aussi longtemps sans pouvoir faire quoi que ce soit. Alors que je me changeais, je constate avec horreur que ma main est devenue noire elle aussi, je ne sais pas ce que ça représente mais je ne vais pas importuner mon père. Le lendemain encore, il se réveille doucement et tourne la tête dans ma direction avant de plisser les yeux et me demander:


-Gortak ?

-Oui c’est bien moi.


Je m’installe sur la chaise qui se trouve près de lui et commence à lui parler de tout sauf de ce qui s’est passé. Il va bien, c’est tout ce qui compte pour moi.


Dernière édition par Gortak le 16/3/2014, 13:43, édité 1 fois
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Full Métal L'Alchemist
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   24/2/2014, 22:04

Je me réveil dans un lit d’hôpital, avec Gortak à mes côtés. Lorsque je le vois, je prononce son prénom. Il prend alors la chaise sur laquelle il est assis, et s’approche de moi. Je regarde vers le plafond et souris. Au plafond de l’infirmerie de la guilde se trouve une fresque aux couleurs reposantes. Des peintures ayants pour thème central l’arbre de vie. L’arbre aussi vieux que le monde lui-même : l’arbre de vie. De quoi faire sourire dans un endroit où l’on soigne. Mais ce qui me fait sourire c’est aussi de savoir que mon fils est en vie, et qu’il n’est pas sous l’emprise de l’entité noire qui l’habite. Je tente de bougé mes membres, mais la douleur dans chacun d’eux, m’irradie le corps entier, et me fait gémir de douleur. Je me calme et regarde dans la direction de Gortak, l’air très sérieux.

- La prochaine fois que cette entité se manifeste, je te botte les fesses, assez fort pour t’envoyer sur la lune. Dis-je en finissant avec un grand sourire.

Je ris doucement, mes côtes me font bien trop souffrir. Je le regarde dans les yeux sans rien dire. Je prends le temps de le détailler son visage, ses yeux, ses joues, ses cheveux, son bonnet vert. Je souris, heureux que la vie ne me l’ai pas enlevé. Je le regarde tandis qu’il me regarde aussi, sans rien dire. Une jeune et jolie infirmière à la poitrine opulente, aux yeux noir, et aux cheveux bleu viens prendre de mes nouvelles. Elle relève un peu le dossier de mon lit, m’occulte les yeux, me fait une prise de sang. Je sers les dents lorsqu’elle touche mes membres. Une foi la séance de torture achevée, elle donne son pronostique.

- Apparemment vous ne semblez pas donner de signe d’une infection. Les médecins qui se sont occupés de vous se sont demander si vos os sont humains, ils avaient subis bien des dégâts, mais se sont résorbés tout seul. Par contre vos muscles eux ne sont pas dans le même état. Un peu plus et vous risquiez de perdre des membres. Bon, je vous laisse, à plus tard.

Elle prend encore quelques notes sur une feuille, avant de s’en aller s’occupé d’autres patients. Je regarde alors mon fils, le regard heureux.

- Me faire torturé par un ange pareil reviens à un délice exquis…Comment te sens-tu Gortak ?

Après qu’il m’a répondus, nous parlons de sujets divers et variés. Une chance pour lui, il a pu assez vite récupérer de son combat contre l’autre. Je lui demande alors des détails sur son combat, et sur ce qu’il a appris.

Alors que nous étions en train de discuter sur l’importance d’une épée dans les combats à distances, un mage viens à mon chevet.


- Monsieur Full Métal, je me présente, je m’appelle Rorgal Trishka, et je suis le nouveau directeur de l’école de magie présent en ses lieux. Je souhaiterais savoir si ce jeune homme avec vous est bien votre fils, s’il vous plaît ?

- Oui monsieur. Gortak, je ne te présente plus ce monsieur. Monsieur Rorgal, je vous demande de faire une exception pour lui. Si cela sera possible, je souhaiterais qu’il intègre directement une des sections de deuxième année.

- Et bien cela dépendra de ses résultats. Veux-tu bien me suivre S’il te plaît ?
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   4/3/2014, 12:59

Cela faisait pour moi une éternité que je n'avais pas discuté avec mon père selon moi, le revoir ainsi, bien que dans un mauvais état me fait très plaisir. Quand il s'est réveillé, j'ai hésité à me jeter dans ses bras, mais les bandages et tout le matériel attaché à lui m'a convaincu de ne pas le faire. Je regarde alors autour de moi et observe plusieurs fresques de l'arbre de vie, il semble logique que ce symbole ait été mis là pour rassurer les gens. L'infirmière arrive alors pour faire un diagnostic de l'état de mon père, je m'écarte pour ne pas la déranger et analyse ses mouvements calculés, précis et légers. Je prends le temps aussi d'observer les courbes et les traits fins de l'infirmière:

-Mon père doit être aux anges.pensé-je en riant.

Je laisse l'infirmière continuer et part dans d'autres endroits pour savoir approximativement, combien nous sommes dans cet hôpital. Je passe de chambres en chambres, et plusieurs d'entre elles sont occupées par des mages, ayant des coupures selon moi, plus ou moins graves, mais ne mettant pas leur vie en danger. Je passe à côté de plusieurs infirmières et, étrangement, j'ai envie de parler avec toutes celles que je croise.
A l'accueil, je vois un homme qui semble être de mon âge, discuter avec une autre personne qui doit approcher la quarantaine. Je ne fais pas vraiment attention à ce qu'ils disent, je retourne alors dans la pièce où se trouve mon père.
Une fois revenu, je m'approche de lui tandis que l'infirmière part, il me dit :


- Me faire torturer par un ange pareil reviens à un délice exquis…Comment te sens-tu Gortak ?

-Bien, un peu toujours sous tous les évènements qui viennent de se passer mais malgré ce qui nous est arrivé. J'aimerais bien te parler de ce que j'ai vu et ressentit mais le moment n'est pas encore propice pour en parler.


Full-Métal m'incite à continuer mon récit, je n'ai pas grand-chose à lui cacher ... à part ma main noircie que je ne veux étrangement pas lui montrer. Alors que nous étions en train de discuter sur l’importance d’une épée dans les combats à distances, un mage vient au chevet de mon père.

- Monsieur Full Métal, je me présente, je m’appelle Rorgal Trishka, et je suis le nouveau directeur de l’école de magie présent en ses lieux. Je souhaiterais savoir si ce jeune homme avec vous est bien votre fils, s’il vous plaît ?

Je suis surpris que les nouvelles aillent aussi vite dans ce monde, mon père n'a jamais mon nom dans cet endroit ni même cité mon existance, ils connaissent déjà le lien qui nous unit.

- Oui monsieur. Gortak, je ne te présente plus ce monsieur. Monsieur Rorgal, je vous demande de faire une exception pour lui. Si cela sera possible, je souhaiterais qu’il intègre directement une des sections de deuxième année.

-- Et bien cela dépendra de ses résultats. Veux-tu bien me suivre s’il te plaît ?

-Je vous suit monsieur Rorgal.


Je laisse mon père sur le lit d'hôptal en lui disant au revoir et commence à suivre ce qui devrait être selon moi, mon nouveau professeur. Il me guide dans le grand batiment qu'est l'école de magie et on arrive à une salle remplie de livres, de parchemins, d'écrits anciens. Les étagères peuvent aller jusqu'à 5 mètres de haut. Je me demande comment autant de pages ont pu être réunies dans cet espace. Entre chaque étagère, des tapisseries parcourent le mur. Au sol, se trouve des cercles avec des symboles gravés dans la roche. Le directeur me demande de me placer dans l'un d'entre eux et me demande:

-Que manipules-tu ?

-L'éléctricité, monsieur.
dis-je simplement.

-Bien, peux-tu lancer un simple sort en direction de la cible qui se trouve face à toi ?

Je regarde alors en face de moi, et observe une cible représentant un corps humain en pierre. A force de recevoir des frappes plus ou moins fortes avec différents pouvoirs, la pierre est devenue plus fragile à de nombreux endroits. Si elle a résisté depuis tant d'années, c'est qu'elle doit être faite dans une matière résistante à la magie. Je me place dans le cercle que m'indique le directeur et prépare un sort de la même manière que m'a enseigné mon père. Je ferme quelques instants les yeux pour visualiser mon potentiel magique, le concentre dans ma main, lève le poing, et lorsque j'ai pu concentrer un quantité suffisante de magie pour l'envoyer en direction de la cible, je lance mon poing en avant. L'arc électrique part et frappe de plein fouet ma cible qui se détruit en de nombreux morceaux. Le directeur me regarde, visiblement surpris:

-Tu as mis quelle quantité d'énergie dans ton sort ?

-Une quantité normale, le sort n'était pas très fort.

-Voilà quelque chose d’intrigant, peu de personnes ont réussi à détruire une statue comme elle d'un seul coup sans posséder d'artéfact...


Je me rappelle soudainement que moi-même, je possède un artéfact, j'ai peut-être triché sans le savoir et je décide de lui en parler.

-Monsieur, j'ai moi-même un artéfact

Je sort l'artéfact de ma veste et lui montre, il ouvre de grands yeux, comme si j'étais devenu une sorte de grand mystère pour lui. Il approche doucement les mains mais n'ose pas le toucher, comme s'il le connaissait. Après avoir secoué la tête, il reprend un air normal, sans expression visible et me demande simplement.

-Peux-tu refaire le même exercice sans l'artéfact s'il te plait ?

-Oui.


Avec un certain malaise, je retire lentement l'artéfact et le place sur la table à côté de moi, je ne sais pourquoi mais je m'y suis attaché comme si ma vie en dépendait, il est vrai qu'il m'est très utile et que mon envie d'être plus puissant me passionne, je ne laisserai jamais l'artéfact tomber entre de mauvaises mains. Mais à bien y réfléchir, est-il mieux dans les miennes ? J'ai en moi un démon qui peut prendre contrôle de mon corps à tout instant et il peut certainement utiliser les pouvoirs de la chimère à sa guise... Mais si je suis là, c'est pour le contrôler, le professeur saura tôt ou tard ce que j'ai en moi.Je me déplace alors vers un autre cercle où une autre cible me fait face. Je réutilise la même technique mais étrangement, je sens moins de magie affluer en moi, je concentre ce que j’ai dans ma main, créer un arc électrique similaire à l’ancien et l’envoie sur la nouvelle cible, celui-ci détruit le bras droit de cette dernière.

-Tout de même impressionnant, je ne sais pas depuis combien de temps tu as commencé ta maîtrise de la magie mais tu n’as pas pu le faire seul, les nouveaux arrivants ont tendance à à peine enlever quelques pierres de la statue. Mais toi, tu arrives et fais bien mieux. Est-ce ton père qui t’a enseigné ?

-Oui, monsieur.

-Sachez, jeune élève, qui est votre titre désormais, que je n’approuve que très peu la manière dont votre père vous a enseigné les débuts de la magie, votre manière de concentrer votre magie est inhabituelle, les flux mettent plus de temps à venir dans votre main. En revanche, maîtrisée parfaitement, elle permet de concentrer plus d’énergie et plus rapidement que la méthode traditionnelle, c’est un choix que vous devez faire.
Il s’éloigne et me dit en se retournant

-Votre premier cours commencera demain matin à 9 heures, soyez présent.

-Je réfléchirai à votre proposition.


Je suis donc maintenant élève de l’académie de magie ! Je pense que mon père n’avait aucun doute sur ce fait. Je récupère mon artéfact en m'empressant de le mettre autour de mon cours et pars le rejoindre pour lui annoncer tout de même la nouvelle mais la dame d’accueil m’a annoncé qu'il est partit suite à une lettre reçue de son travail… Certainement l’un des contrats pour la guilde des ombres qu’il n’a pas pu remplir en ma présence, je lui pardonnerai. On m’indique mes nouveaux appartements, proche de ceux des autres étudiants que je rencontrerai demain…
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Gortak
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   16/3/2014, 17:18

Bien que la nuit soit agitée, je réussit à m’endormir et à me réveiller dans les alentours de ... 8h50! Je me précipite hors de mon lit, m’habille rapidement après m’être lavé, je regarde le planning de ma semaine avec intérêt, je devrais vite m’en souvenir car il va me coller pendant un long moment. Après m’être un peu perdu, je trouve la bonne salle et m’excuse auprès de mon professeur qui n’est finalement pas le directeur comme je le pensais hier. Je lui dit que je me suis perdu, cette excuse ne fonctionnera pas toujours alors autant en profiter. Je m’installe sur la dernière table libre, elle est lisse, avec un trou pour y mettre de l’encre, le matériel pour écrire m’a été fournit par l’école. Les années suivantes, je devrai faire par moi-même. Mon premier cours commence :

-Bien. Permettez-moi de vous présenter comme vous avez pu le constater grâce à sa sublime entrée, le nouvel élève de notre académie arrivé la veille.


Je ris en moi-même de son commentaire sur mon arrivée.

-Il s’agit de Gortak. Pouvez-vous vous présenter à la classe je vous prie ?

Je me lève lentement et pas très assuré, je n’ai jamais aimé les discours mais pour moi, c’est comme quand on coupe une jambe à quelqu’un, plus c’est court, moins on souffre. J’essaye de trouver le plus d’assurance possible dans ma voix et résume en quelques phrases qui je suis, d’où je viens et comment je suis arrivé dans cette école sans mentionner mon père ou Asmargoth, à dire son nom dans ma tête, un tremblement me prend sans qu’il ne soit trop visible. Je me rassieds lentement et le professeur reprend.

-Merci bien. Aujourd’hui, comme je vous l’avait dit lors de la dernière séance, il ne s’agira pas d’écrire. J’ai en effet, reçu un objet rare de la part de notre directeur Monsieur Rorgal et il se trouve qu’il possède une particularité ma foi surprenante.

Une main se lève dans le fond de la salle :

-Oui ?

-Pouvez-vous nous dire quel est l’effet ou voulez-vous nous garder la surprise ?

-Je vais l’amener et le premier à l’utiliser montrera aux autres l’effet.


En empruntant la porte se trouvant à sa droite, il en ressort avec un grand objet, fin, recouvert d’un large tissu blanc recouvert de poussières. Il retire d’un coup sec le tissu et tous les élèves et moi-même voyons un miroir teinté de blanc. Le professeur demande alors un volontaire et une main se lève tout de suite:

-Bien, vous n’avez pas froid aux yeux à vous jeter de cette manière dans l’inconnu, Kelad.

-Si vous nous avez apportez cet objet, c’est qu’il ne comporte pas de grand danger.
Répond-il simplement.

En s’approchant du miroir, sa surprise est totalement visible. Il contemple le miroir avec étonnement et avec un sourire d’approbation, il s’éloigne et va vers le professeur. Celui-ci raconte ce qu’il a vu et après qu’il ait finit, le professeur explique :

-Ce miroir dont la véracité est incontestable, reflète ce que chacun possède en vous, même s’il est très obscur, cela peut donc aller d’un esprit joyeux et plein de bon sens jusqu’à l’être le plus infâme, notre but va être de l’extérioriser et de lui parler, certains ou certaines d’entre vous pourront peut-être le contrôler mais sachez que même le plus simple esprit ne se laisse pas faire aussi facilement.

Les élèves défilent un a un, certains voient l’esprit qu’ils ont en eux et sont heureux, d’autres sont plus déçus, généralement car l’esprit qu’ils possèdent est malfaisant, dans ce cas là, le miroir se teint de noir. La teinte varie en fonction du degré en fonction de bienveillance ou de malveillance de l’esprit. Viens ensuite mon tour de passer devant le miroir, je sais pertinemment qu’Asmargoth est en moi, ce démon possède mon corps est peut surgir à n’importe quel instant, je fais le choix d’aller lentement vers le miroir mais j’hésite à me dresser devant, de peur de revoir à nouveau le visage monstrueux de mon ennemi. Je demande au professeur de venir et lui demande de voir ce que j’ai, il faut qu’il le sache, je crois sans me vanter que parmi la classe, le lus gros entraînement sera le mien. Le professeur vient, surpris de ma demande et observe le miroir devenu noir en totalité. Asmargoth est face à moi, dans le miroir, ses yeux perçants ont l’effet d’un rayon X. Le professeur recule de quelques pas, laissant malheureusement les autres voir le miroir. Il est dans une position accroupie, trempant ses doigts dans une mare de sang qui est le mien, sa tête se tourne vers moi, se lève d’un seul coup et s’exclame :

-Et oui, j’ai pris ton corps spirituel, désormais tu m’appartiens pauvre idiot, je te montrerai le jour où je sortirai le véritable pouvoir que tu ne serais pas capable de produire même après des années d’entraînement ! Tes limites sont très grandes et tu resteras à jamais un nul ! Laisse moi te dire que …

Le professeur se mets entre le miroir et moi en regardant fixement Asmargoth et lui dit :

-Ca suffit ! Disparaissez monstre !

Asmargoth disparaît lentement laissant place à une autre créature qui fait passer le miroir d’un noir profond à un blanc maculé, intriguant les élèves présents, il se retourne vers moi:

-Je suis désolé d’apprendre que vous possédez quelque chose d’absolument maléfique en vous. Mes cours vont vous apprendre à le maîtriser, c’est pourquoi, il se tourne vers les élèves. Je souhaiterais que l’un ou l’une d’entre vous, prête à Gortak les cours que nous avons fait depuis le début de cette année. Continuez maintenant.

Je pars me rassoir, les plus curieux d’entre eux observent mon attitude à ce qu’il pense être la découverte de mon esprit interne. Les élèves suivants passent, hésitants à chaque fois, de peur de voir la même chose que moi. Mais ils sont de suite rassurés en voyant par exemple, un chat gris chassant une minuscule proie pour jouer. La suite du cours se fait et à la fin, le prof se lève et dit :

-Vous pouvez aller à votre cours suivant, monsieur Rorgal de mémoire … Quant à vous, élève Gortak, venez dans mon bureau s’il vous plait.

Je ne réponds rien. Ça, c’est sûr que c’est une entrée brillante, nouvelle classe et j’ai déjà l’impression que je ne suis pas accueilli. Je suis lentement le professeur, j’essaye de trouver un soutien dans le regard des autres et je l’obtiens, ils me regardent tous, en même temps passionnés et j’ai la sensation même qu’ils s’inquiètent un peu pour moi. J’ouvre la lourde porte en fer et la referme derrière moi, me laissant seul avec le professeur :

-Je ne vais pas passer par quatre chemins. Cela va être très dur de pouvoir contenir un tel monstre. Asmargoth est très puissant et inutile de vous cacher qu’il est impossible de le contrôler.

-Comment savez-vous son nom ? Et je me dois de vous dire que mon but est de le contrôler en réalité. Je l’ai déjà affronté intérieurement et j’ai malheureusement perdu le combat, mon père, qui lui l’avait affronté physiquement car ce démon avait pris possession de mon corps, a crée un sceau afin de l’empêcher de sortir à nouveau.

-J’ai lu au fil des années, des livres et écrits anciens sur tous les démons possibles, seul un d’entre eux ait la capacité de prendre pour forme astrale celui de son possesseur. Ce n’est pas le pire des démons mais il est déjà très fort. Je ne vois vraiment pas comment il serait possible de le contrôler, il faudrait d’abord que vous repreniez votre corps astral. Or une fois détruit, ce dernier met beaucoup de temps a régénérer et plus les défaites s’enchaînent, plus il met de temps à se régénérer. Un ami à moi avait aussi un démon, il ne l’a jamais battu et il est mort à présent.

-Je comprends… Mais je suis justement ici pour m’entraîner, si jamais il prend le contrôle de mon corps, tout le monde entier sera en train de crouler sous sa puissance. Si je meure, je mourrai avec lui, je préfère prendre le risque.

-J’ai la sensation qu’il m’est impossible de vous faire changer d’ais. La jeunesse maintenant est bien trop téméraire à mon goût. Allez à votre cours suivant. D’ici là, tachez de rattraper le retard que vous possédez déjà sur vos cours. Sachez aussi une chose, ici, la pratique vaut autant que la théorie, je veux dire par le que rien ne sert de vous entraîner si vous ne savez pas le comment de la chose.

-Je retiendrai vos conseils.

-Vous pouvez partir.

-Au revoir monsieur.


Je sors de son bureau, passe entre les tables vides, sort de la salle et me dirige vers mon autre cours.
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   26/5/2014, 21:01

Je regard Gortak sortir de la pièce, un peu déçus qu’il s’en aille. Même si au fond de moi j’espère qu’il n’aura pas trop de problème, quelque chose au fond de moi me dit que je ne devrais pas me préoccupé de lui ainsi. Et je sais bien d’où cela vient.

*Je sais bien que la guilde des Ombres est parfois cruel, et j’y suis entré pensant ne plus avoir de famille, et donc pouvoir jeter comme bon me semble, et sans aucun regrets les nouvelles recrues. Et voilà que j’ai un fils. Il a fait son choix en connaissance de cause, alors pourquoi suis-je autant inquiet pour lui ? Un truc de père sans doute.*

Je regarde le plafond, jusqu’à ce qu’une infirmière habillé comme une sœur religieuse, avec un habit couleur bleu roi. Je reconnais alors la chef de la section des gardes de la salle d’entraînement.

- Bonjour Coralie. Comment allez-vous ?

- Je vais très bien John, et vous ? Dit-elle en prenant place sur le siège occupé dernièrement par mon fils.

-Dire que vous faîtes partie des rares personnes à savoir mon prénom. A part que j’ai failli mourir plus d’une foi, et que l’entraînement de mon fils a failli me coûter la vie, je vais bien. Sans vos paladins, je ne sais pas si Gortak et moi serions encore de ce monde.

- Vous faîtes bien de le souligner. Je suis venu vous voir pour vous donner la possibilité d’être soigner par mes services de soins. La raison ? Je voudrais que tu sois au mieux de ta forme et de tes capacités pour aider ton fils. Il a passé son premier cours et le professeur qu’il a eu m’a signaler son cas. Je sais que ton seau tiendra le coup dans la durée, mais il ne tiendra pas éternellement.

Je ferme les yeux pour réfléchir quelques instants.

- Et combien cela me coûterait ?

Elle me chuchote son prix à l’oreille, et je manque de m’étouffer.

- Tant que ça ? Il n’y aurait pas un moyen de revenir sur pied plus vite mais sans payer autant ?

- Bien sûr, rester sur ce lit, à attendre que tous se reconstitue de lui-même, sans compter le temps de rééducation…

Je lui fais signe d’arrêter.

- C’est bon j’ai compris. Pff, il y a des moments où je me demande s’il n’y aurait pas un moyen de payer autrement.

Un petit sourire ce dessine sur son visage, avant qu’elle ne me réponde.

- Il y en aurait bien un, mais tu n’es pas du tout mon genre. Sur ce, ajout-a-t-elle en se levant, je te laisse. Des membres de la section spécial viendrons te récupéré et t’emmener au sanctuaire.

Elle me tourne alors le dos sans que je ne puisse rien ajouter. J’attends quelques minutes avant qu’un garde vienne me voir. Je le trouvais magnifique dans son armure aux couleurs d’or et de blanc mêlés. Il ne prononce pas un seul, mot. Il étend simplement le bras vers moi. Je ne peux rien faire pour m’opposer. Je suis élevé dans les airs et c’est dans les airs et allongé que je le suis alors qu’il me tourne le dos. Il avance et tous ceux présents sur son passage s’écartent respectueusement.
Il m’emmène alors devant la porte de la salle d’entraînement. Il se dirige alors vers moi et passe sa main au-dessus de mes yeux. Je perds alors connaissance. Je n’ai ensuite aucune idée de ce qu’il s’est passé.

Je me réveil dans la salle que j’avais quitté, habiller avec les affaires que je portais à ma sortie de la salle d’entraînement, restauré. Tout en gardant les yeux fermés. Je fis un check-up intérieur. Je constate que mon énergie magique est revenue à son stade habituel. Je me lève alors doucement, sentant mes membres encore engourdis par le traitement.


*Y a pas à dire. Le traitement qu’elle donne est très efficace et le prix vaux le service.*

J’attrape une béquille placé à côté de mon lit, que je place sous mon aisselle droite, pour m’aider à avancer, plus poussé par la fainéantise que par un réel besoin. Je regarde alors par la fenêtre et constate que le soleil est à peine levé. Et au loin je constate qu’un cours est en train de se faire. Je plisse un peu les yeux et voit alors Gortak au milieu des élèves. Je marche vite pour aller rejoindre le dit cours.

Lorsque j’arrive, le professeur est en train d’instruire les élèves sur les différents composants élémentaires de la magie. Je m’approche de lui et il me demande alors de montrer des exemples aux élèves. Tout en souriant, je laisse tomber ma béquille avant de dégainer mes épées. Dans une position théâtrale je génère l’image d’un dragon de glace et un dragon de pierre. Les deux s’envolent, et après quelques cabrioles disparaissent, sous les applaudissements des élèves.


*Il faudrait vraiment qu’un jour j’arrête de frimer, je fais celui qui sait manipuler les éléments, mais sans recharger mes épées, je ne maîtrise encore que le vent et le feu.*

[HS : 1 demie journée, 1 journée complète et une nuit se sont déroulé entre son entrée et sa sortie de la salle]
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   26/5/2014, 23:08

Je sors du bureau de mon professeur et comme je m'y attendais, la salle de classe est totalement vide, le bois de pin utilisé pour les différents bureaux dégagent encore une odeur particulière de bois poli et lasuré. Je reprends sans plus attendre mes affaires et quitte la salle de classe, mon sac n'est pas bien lourd mais risque très fortement de le devenir en très peu de temps. Ayant préalablement sorti mon emploi du temps, je me dirige vers ma nouvelle salle de classe :

-Une chance tout de même que dès mon premier cours, je sois directement confronté à mon plus gros problème. me dis-je.

Longeant les murs des interminables couloirs marbrés et silencieux de l'académie, je n'écoute que le bruit de mes pas résonnant. Arrivé devant ma salle de classe et m'être assuré que c'est la bonne, je frappe doucement et entre. Mes camarades de classe se retournent vers moi. Je m'excuse auprès de mon professeur de mon retard, ce dernier me répond qu'il a été prévenu de mon entretien. Je m'installe sur la dernière place de libre et ouvre sans perdre de temps mes cahiers:

-Bien, nous pouvons commencer le cours à présent.déclare alors mon professeur d'une voix douce.
Certains d'entre vous me connaisse probablement déjà, je suis Monsieur Rorgal, votre professeur principal, je vous inculquerai au fur et à mesure de vos exercices, les bases de la magie. Je vais commencer comme chaque année à déterminer non pas vos capacités mais le pouvoir que vous maîtrisez, mais avant cela, nous allons étudier les fondements mêmes de la magie, son histoire, son application et son évolution au fil des millénaires.

A partir de ce moment là, je sentais qu'il fallait que je me concentre pour écouter, bien que je n’excelle pas dans la concentration, un effort était à fournir, prenant donc des notes sur ce qu'il disait, je remarque quelques regards se tournant vers moi durant la tirade du professeur:

-Ils me jaugent, ils veulent savoir qui je suis, l'intello ou le type qui n'en a rien à faire et qui veut juste amuser la galerie.me dis-je intérieurement.

Et j'avais raison, une boulette de papier vient taper l'arrière de mon crâne. Je fais le choix de l'ignorer. Aucun autre évènement ne vient me perturber durant le cours, mais je tiens à savoir qui a fait le coup, discrètement de préférence. A la sortie du cours, pas besoin de discrétion pour obtenir ma réponse. Un type -et comme par hasard- baraqué, se tient debout avec son épaule contre un mur, les jambes croisées. Deux filles sont à ses côtés et je regarde étrangement l'une d'entre elle après l'avoir surpris entre un de faire un geste décalé, discret mais qui n'a pas échappé à ma vue:

-Bah tiens, v'là l'aut' guignol qui vient de débarquer avec un soi-disant "démon" en lui. Tu me prends pour un idiot ? Je sais que t'a trafiqué le miroir pour avoir l'air intéressant.

-Si jamais je voulais faire mon intéressant, j'aurais demandé au prof de ne pas passer devant le miroir, les filles adorent les types mystérieux, elles appellent ca "ténébreux" mais je n'ai jamais compris leur délire.

-C'est ca, continue de me répondre de cette manière, et ta tête va finir dans le mur. Je suis même sûr que tu es tellement faible que tu ne possèdes aucun pouvoir magique !

-Tu es sûr de toi sur ce coup ? On ne peut jamais être sûr de rien et j'admets que blesser un type possédant un chiwawa en lui me ferait mal.

-Mais c'est que tu te fous de ma gueule en plus !


Repoussant alors les filles qui le caressaient, il se dirige vers moi, poing armé. Je fais semblant de me concentrer au maximum pour l'éviter, en réalité, les yeux fermés aurait été strictement identique, je pense que je vais la jouer défensive jusqu'à son abandon et par conséquent, son humiliation, sauf s'il utilise ses pouvoirs dans quel cas, je riposterai. Une série de coups de poings et pieds me sont envoyés mais je les esquivent avec légèreté. De plus en plus sûr des capacités de mon adversaire, je décide de faire une courte période offensive, un genou dans l'abdomen en résulte donc.

-Pauv' type ! Tu vas le regretter !

-Bah alors ! Viens, j'ai toute l'après-midi tu sais, toi les filles t'attendent, enfin ... sauf si elles te lâchent pour une raison qui risque d'être bientôt définie.


Rouge de rage ou vert de honte, au choix, il fonce à nouveau vers moi mais ces mouvements sont tellement désordonnés qu'une contre attaque est bien plus que faisable. Lassé du combat n'augmentant à peine mon niveau d'adrénaline, je riposte en l'envoyant valser. A bout de rage, il sort ses pouvoirs magiques. Des boules de feu foncent sur moi, sans hésiter, j'esquive les boules et ne voit pas arriver un poing fonçant vers moi, je n'ai pas assez de temps pour parer et me prends un coup. Je recule de quelques pas et lui jette un regard noir avant de me mettre à rire:

-C'est ça ta force ?! AH ah ah ! A mon tour maintenant !

Boosté par l'adrénaline parcourant mon corps, je n'ai pas besoin de me concentrer longtemps sur les flux d'énergie magique m'entourant. Je les concentrent donc dans ma main avant de projeter devant moi un arc électrique l'atteignant en pleine poitrine. L'impact est assez conséquent car je le vois être projeté contre le mur derrière lui et faire trembler l'endroit où nous sommes. La poussière accumulée avec le temps tombe du plafond au dessus de nous. Ce combat gagné, ma place au sein de la classe reste à définir entre caïd et justicier. Au regard des autres, de l'incompréhension est visible, certains visages expriment la peur aussi facilement que quelqu'un respire. Après un moment de silence absolu, quelqu'un prend finalement la parole:

-Gortak ... Tes mains ... Elles ont quoi ?

Je regarde mes mains et observent leur noirceur, symbole de la décadence de mon corps au profit d'Asmargoth. Je m'enfuis à toutes jambes en prenant le soin de ne pas bousculer les personnes qui ont observé le combat sans y prendre part. Je vais m'enfermer dans ma chambre et ferme la porte à clé pour ne pas être dérangé. Malheureusement, j’entends le vérou s'ouvrir avant de voir mon colocataire entrer:

-Rassure toi, je ne vais rien te demander. Allonge toi et dors, ca sera mieux pour toi.

Si j'avais pu, je l'aurais pris dans mes bras et lui aurais dit "merci". Mais la honte que j'éprouve envers mes mains m'en empêche. Je prends d'autres gants et couvrent mes mains. La propagation de cette corruption de mon corps est bien plus rapide que je ne le pensais. Il faut que j'en parle à mon père. Quitte à recevoir une claque que j'ai bien mérité. Je me réveille le lendemain, je n'ai pas bougé de la nuit. Je m'étire lentement avant de me préparer pour venir à mon cours suivant que je crains bien plus que n'importe quoi d'autre. Ce cours va prendre toute la journée, alors que notre professeur nous expliquait les différents composants élémentaires de la magie, j'aperçois quelqu'un qui est pour moi, aisément reconnaissable. Il s'approche du professeur et nous dit qu'il souhaiterait faire une démonstration. Il plante aussitôt ses épées dans le sol avec l'accord du professeur et aussitôt, deux dragons sortent du sol. L'un de pierre, l'autre de glace. Quelques figures parfaitement exécutées et leur disparition maîtrisée engendre les applaudissements de le classe:

-Aaaaah, j'adore quand tu fais ca je me dis.

J'applaudis aussi en souriant à mon père. Le professeur nous invite après qu'il ait fini ce qu'il avait prévu de faire ce matin, d'aller manger. J'en profite pour aller discrètement avec mon père pour lui montrer la nouvelle difficulté à laquelle je suis confronté. Sans entrer dans les détails, je retire mes gants et lui montrent mes mains noircies que je lui ai honteusement caché.
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   30/5/2014, 16:02

Le professeur se dirige alors vers le réfectoire, après que je lui ai demandé la date du jour. Ce qui me fait me rendre compte que du temps à passer lorsque j’ai été sur la table d’opération. Je regarde les garçons et filles, élèves du dit professeur, le suivre, jusqu’à tomber sur mon fils. Je le regarde tout en souriant, rien d’autre n’ayant d’importance. A le regarder je sens mon cœur battre, comme il a rarement battu.

*Dans la guilde des ombres, nous avons appris à taire nos sentiments, à ne faire qu’un avec notre lame. A nous fondre dans la société comme un lézard se fond dans le décor. Et pourtant, ce jeune garçon devant moi, me fait me remettre en question sur la façon de faire de cette guilde. *

Alors qu’un élève passe entre lui et moi, je remarque qu’elle lui jette un regard bizarre, peur et étrangeté se lisent dans son regard.
Tout en gardant cette image à l’esprit, je marche vers mon fils, lui passe un bras autour des épaules, et tout en m’appuyant sur ma béquille marchons pour rejoindre la grande salle à manger. Avant d’y aller je passe par une salle spéciale pour recharger en magie mes deux épées. Ce qui prend à peine quelques minutes. Puis nous marchons pour nous assoir devant une table remplit de garniture et de mets aussi succulent les uns que les autres.

Alors que je me mets à manger, Gortak ôte ses gants et me montre discrètement ses mains. J’ouvre de grands yeux lorsque je vois qu’elles sont noires. J’en prends une dans ma main droite et la regarde un peu plus attentivement. Je lui demande alors discrètement :


- Depuis quand sont-elles ainsi ?

A sa réponse je comprend qu’il me l’a caché alors que j’étais en train de sortir de mon sommeil et que cela a duré la journée d’hier entière. Je lui chuchote alors discrètement :

- Après manger, nous retournons dans la salle d’entrainement. Ne t’inquiète pas pour les cours. Les professeurs ont bien compris que tu es quelqu’un de spécial. Dis-je avec un grand sourire.

Je mange, après que Gortak m’ai regardé d’un air ahuris. Sans doute s’attendait-il à ce que je lui colle une raclée pour ne m’avoir rien dit. Mais au fond de moi, c’est plutôt qu’il la recevra, mais uniquement lorsque nous serons seul. Je n’ai aucune envie de le recaler en public.
Alors que nous avons fini de manger, je fais signe à Rorgal de s’approcher. Je lui demande alors de prévenir les autres professeurs que Gortak ne sera pas présent aux cours de cet après-midi. Je me lève avec Gortak et marchons. Au cours de notre marche j’entends un garçon rire de Gortak. Je me retourne et dévisage ladite personne. Le jeune garçon aux bras musclé perd toute sa contenance. Je le vois tenter de fuir.

Je lève alors ma main gauche vers lui. Une masse invisible le plaque entièrement contre le mur derrière lui. Je le fait alors s’élever dans les airs pour mettre son visage au niveau du mien, et le force à me regarder dans les yeux. Lorsque je lui parle ceux qui assistent à la scène sont tous tétanisés.


- De toi à moi, recommence une seuls foi à parler de lui comme je viens de l’entendre et je te promets que la prochaine fois tu ne seras pas seulement plaqué contre le mur. Tu veux connaître la différence entre toi et moi ? C’est que moi je suis professeur et que tu t’es mal adresser à mon fils. Alors de toi à moi, je passe l’éponge pour cette foi, mais en retour je te confis une mission : lancé une rumeur qui contredira l’insulte que tu as fait à mon fils, et ce n’est pas négociable.

Terrifier, l’élève me fait signe que oui de la tête. Je le relâche et il prend alors ses jambes à son cou. La vie reprend alors cours comme si rien ne c’était passé. Je me dirige alors avec Gortak jusqu’à la salle d’entraînement. Une foi à l’intérieur nous allons dans la clairière où nous attendent trois paladins. Alors sans prévenir je me tourne et baffe mon fils.

- ça c’est pour m’avoir caché tes mains. Dit toi que la prochaine fois ce sera pire si tu ne me dit rien.

Nous nous avançons alors vers le centre de la clairière. Le paladin, reste debout impassible. Une foi Gortak placé au centre, je laisse tombé ma béquille, joint les mains et les poses au sol. Des bras de terres englobent les avants bras et les mollets de Gortak, le soulevant du sol, et fixant son visage au niveau du mien.

- Je vais te dire pourquoi nous sommes revenus ici. Asmargoth est en train de filtrer au travers du sceau que je t’ai implanté dans le corps. J’ai été présomptueux de croire que ma seul magie pourrait le garder enfermer. Je t’ai fait venir ici pour t’aider à l’enfermer au mieux dans ton corps pour ensuite l’apprivoisé. Les paladins ici présents sont là pour m’assister.

Sur ces mots, l’un d’eux sortis un collier au bout duquel se trouve un pentacle. Il joint ses mains autour. Il prononce alors une incantation dans une langue connu seulement des paladins de l’ordre des mages. Il ouvre ensuite les mains libérant un flux magique intense. Le pentacle s’échappe lors de ses mains, se place au sol, sous Gortak pour ensuite s’étendre jusqu’à la base des bras retenant Gortak.

Les trois paladins plantent alors leur épée dans le bord du pentacle, puis joignent leur main sur les poignées de leur claymore respective. Je pose alors mes mains au sol, pour ensuite me lever, paumes toujours tournés vers le sol.

Une lance couleur blanc nacré sort du sol, aussitôt suivis par 3 autres. Des quatre lances en lévitation j’en plante deux à la verticale, au travers des bras de terre soutenant mon fils. J’effectue ensuite la même manipulation pour sortir du sol cette foi une lance noir et blanche, que je prends à plaine main. Je regard alors Gortak dans les yeux.


- Je vais t’envoyer là où tu as combattus Asmargoth la première fois, mais cette foi moi, et les trois paladins seront là pour t’épauler au cas où les choses tourneraient mal. Mais tu devras te battre seul. Bonne chance, mon fils.

Je plante alors la lance au centre du sceau présent sur le torse de Gortak. Je l’entends hurler. Un halo blanc envahit alors les deux sceaux, nous aveuglants tous. L’instant d’après, je me retrouvais dans une salle blanche à regarder mon fils faire face à Asmargoth, les trois paladins à mes côtés, invisibles aux yeux des deux entités présents dans la salle.
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   25/7/2014, 22:21

Je vois les yeux de mon père changer au moment même où je lui montre mes mains, rien d'étonnant à celà, j'aurais réagi d'une façon identique si mon fils me montrait des mains noircies alors qu'il possède un démon en lui. Il m'annonce que nous allons retourner dans la salle d'entrainement, je suis en revanche surpris de voir qu'il ne lève pas la main sur moi, malgré son caractère impulsif qu'il peut avoir, il sait quand est-ce que la plupart des choses doivent-être faites. Et je pense sincèrement que tout à l'heure, je vais recevoir une magnifique claque venant de lui. Je remets lentement mes gants en cuir et recommences à manger les différents plats concoctés par les fins cuisiniers.

Une fois que nous avons fini, nous marchons sur le sol fait de carrelage grisé. Les tables de bois s'essuient juste après que nous soyons sorti de la salle avec une simple incantation. Tandis que nous marchons dans le long couloir fait de marbre blanc passant devant le hall principal, des morceaux de papier pliés pour former différents oiseaux passent au dessus de notre tête, ils transportent des messages et au lieu de le faire envoyer manuellement, ils les enchantent pour qu'ils volent. Nous arrivons donc au hall principal et alors que nous nous apprêtons à monter d'autres escaliers pour aller à nnotre prochaine destination, je revois la personne qui a cherché querrelle avec moi hier. Lorsque ce dernier voit mon père, il tente de s'enfuir mais c'est sans surprise qu'il est stoppé net. Mon père s'approche de lui avec une determination qui lui correspond bien, les yeux froncés. La tirade que lui sort mon père est presque magistrale à mes oreilles et résonne comme si c'était quelque chose qu'il fallait que je retienne tout le long de mon existance:


-Ca c'est tout lui, mais j'adore quand il est comme ca. Mais il aurait pu sortir son dragon de feu, ca aurait été encore plus classe

J'ai toujours cherché à être avec une certaine classe quand je le pouvais, mais on ne peut pas penser à tout tout le temps. Nous montons enfin les escaliers et repassons devant les multiples portes permettant d'accéder aux escaliers en colimaçons, nous empruntons celui qui permet de monter, arrivés au premier étage, nous passons dans divers couloirs plus ou moins bondés et nous arrivons devant la salle d'entraînement, de loin, c'est une gigantesque porte faite de bois lourd avec des pièces de fer, des fleurs de lys et des épées sont faites en bronze et or. Un panneau sur la porte indique que l'accès est strictement reservé aux personnes ayant reservé la salle :[/i]

-Tout va vite ici. dis-je avec un certain étonnement.

SAns plus attendre, mon père et moi entrons dans la salle, d'une forme ovale à première vue, la pièce mesure environ une trentaine de mètres de pronfondeur. Nombreuses armes blanches et livres de sorts destructeurs sont placés, cependant, je sais que les sorts ici sont les bases de la magie, les guides de débutant pour résumer, les livres d'un plus haut niveau se trouvent à la bibliothèque, lieu dans lequel je ne me suis pas encore rendu.
Trois paladins en armure réalisée à partir d'un métal sur lequel des enchantements ont été faits nous attendent de pieds fermes. Leurs grandes fausses ailes dans leur dos et la carrure imposante qu'ils ont ne peut signifier qu'ils font parti de l'élite, je me sens comme privilégié de les voir si près de moi . A peine arrivés, nous entrons dans la clairière et alors que je regardais le décor de la pièce, tableaux, peintures sur les murs et statues d'entrainement au sol, que le poing de mon père vient heurter à pleine vitesse mon ventre. Je me relève mais me dit que j'ai bien mérité ce qu'il me fait:


- Je vais te dire pourquoi nous sommes revenus ici. Asmargoth est en train de filtrer au travers du sceau que je t’ai implanté dans le corps. J’ai été présomptueux de croire que ma seul magie pourrait le garder enfermer. Je t’ai fait venir ici pour t’aider à l’enfermer au mieux dans ton corps pour ensuite l’apprivoiser. Les paladins ici présents sont là pour m’assister.

-Je comprends, mais je suppose que s'ils sont là, c'est que ce qui va se passer comporte beaucoup de risques ?

Comprenant de plus en plus la gravité de la situtation, je ressens un frisson me parcourir, constitué de terreut mais en même temps d'excitation, je ne sais vraiment pas à quoi m'attendre. L’un des paladins sort alors un collier sur lequel se trouve un pentacle. Posant ses mains autour, il prononce alors une incantation à plusieurs reprises:


Exorcizamus te, corpus
status malus spiritus,
dimittis, non resistunt


Ses mains s'ouvrent, libérant alors le pentacle qui se place juste entre mes pieds, le flux d'énergie m'aspire et je tombe à genoux, ce dernier s'incruste dans le sol avant de libérer un flux intense d'énergie magiquele qui m'aspire avant que je ne tombe à genoux il s'étend pas la suite jusqu’à la base des bras et tout me bloque, je suis à genoux, le torse vers l'avant et la tête en arrière.

Les trois paladins plantent alors leur épée dans le bord du pentacle, puis joignent leur main sur les poignées de leur claymore respective. Je vois mon père en baissant les yeux, les mains sur le sol, en train de préparer un sort.

Je ne comprends pas ce qui se passe ensuite, mon père plante des lances en sort une noire et blanche du sol, me regarde et me dit :

- Je vais t’envoyer là où tu as combattus Asmargoth la première fois, mais cette fois moi, et les trois paladins seront là pour t’épauler au cas où les choses tourneraient mal. Mais tu devras te battre seul. Bonne chance, mon fils.

-Tu as vraiment le don pour que je ne comprennes rien à ce qui se passe


Mon père lance alors la lance noire et blache en direction de mon torsen je ne prends pas la peine de me retenir car la pointe se plantant dans ma chair me fait hurler de douleur, je sens le sang couler de la plaie avant de voir une gigantesque lumière blanche. Je ferme les yeux et continue de crier  de douleur, l'instant d'après, je les rouvrent, je ne sens plus rien, je suis seul, mon père n'est pas là, les paladins non plus... Je suis pris d'un frisson et secoue les épaules. J'avance lentement dans la salle similaire à celle où j'ai affronté Asmargoth la première fois. La pièce est toujours aussi grade que la première fois et des arbres ont poussé sur les murs et quelques uns se trouvent sur le sol. Une petite flaque se trouve au milieu de la pièce avec une petit dune de sable au somment de laquelle se dresse un arbre mort. J'avance lentement sur la petite île et j'en fais le tour, une sihouette noire est adossée à l'arbre et me fixe de ces yeux rouges luisants, Asmargoth est face à moi, et il m'attend et prend la parole avec sa voix grâve et méprisante:

-Revoilà le rejeton, j'espère que tu as appris à perdre face à un adversaire, c'est très pratique.

-.....

-Garde le silence, c'est tout ce que tu sais faire, mais bientôt, tu n'auras même pas besoin de te forcer à te la boucler, je vais prendre ton corps et en obtenir le contrôle total !

-C'est fou, on vient à peine de se revoir, tu m'ennuies déjà, si je suis revenu suite à ma propre volonté, ce n'est pas pour prendre le thé avec toi, c'est évident, mais t'offrir mon corps serait quelque chose  que je ne saurais l'accepter, tu oublies que nous étions presque à égalité la dernière fois et que cette fois-ci, j'ai eu de l'entrainement et pas de n'importe qui...

-Ton père n'est qu'un amas de connaissances sans liens, elles sont encore trop faibles pour enseigner quoi que ce soit.

-Mais pas insufisantes pour te battre !


Ne pouvant plus attendre un combat, Asmargoth dégaine sa lame teintée de noir comme l'est son corps et fonce vers moi à une vitesse fulgurante, se yeux rouges attirent mon attention, c'est certainement la chose qui me permet de mieux le repérer. Sa lame tente de me pourfendre mais mon esquive est logique. Je dégaine mon épée ainsi que le bouclier qui me suivent depuis de nombreuses années maintenant, je jette un petit arc éléctrique dans sa direction mais il fait comme une téléportation pour se retrouver presque à ma portée, sa lame part en direction de mon visage et je lève le bouclier d'un geste rapide. Sa lame frappe mon bouclier dans un grand bruit et des étincelles partent dans l'air. La lame change de couleur pour prendre un aspect doré et rouge... C'est la lame dont il s'est servi la dernière fois pour me transpercer, un souvenir me revient:

-Je croyais qu'elle était à usage unique dis-je avec surprise.

Je lance  mon tour une attaque, je donne un violent coup de pied dans le ventre de mon adversaire qui a son effet et il est presque déséquilibré, j'envoie un nouvel arc éléctrique vers lui mais il pointe sa dague vers l'avant et absorbe l'electrochoc:

-Comment est-ce possible ? S'il absorbe mes sorts, ca va être encore plus difficile. me dis-je en grommelant

Je fais appel alors aux différents pouvoirs que me donne la chimère, je commence par le fouet élécrtique, bien que je l'ai déjà affronté, il a eu le temps de récupérer et de paufiner ses techniques aussi bien à l'attaque qu'à l'esquive, il faut donc que je me tienne hors de portée. La légèreté du fouet me permettera de mieux le contrer si l'occasion se présente. Asmargoth lèche sa lame à presque s'en couper mais une tension est palpable entre nous, l'énergie que nous employons inconsciemment pourrait briser un feuille volant trop près de nous.
C'est Asmargoth qui lance l'assaut, une taillade sur mon flan droit précédé d'un vif bond en avant est contré par ma lame, son poing se sert et part en direction de ma joue, je lève le bouclier mais sa force appuie sur ce dernier et je me frappe moi-même sous l'impact. Je recule de quelques pas et considère la puissance montrueuse de mon adversaire, ce n'est vraiment pas n'importe qui mais je me dis que si je le domine par un moyen quelquonque, je deviendrais de plus en plus fort. Je constate que le lame est tachée de sang, le mien, je n'ai pas vu à quel moment il m'a eu mais j'aperçois une estafilade sur ma jambe droite. Cela ne m'invalide pas mais si je prends trop de coups, sa victoire sera sans surprise.
Je sors donc le grand jeu, je lance une boule aussi grande que mon poing dans sa direction et il pointe sa dague à nouveau, profitant de ce court laps de temps où il a du viser la balle, j'envoie le fouet vers ses pieds, il le constate et fais un bond furtif, il ne peut pas se déplacer et à l'une de ses mains prise. Je lance mon épée dans sa direction, pointe vers l'avant et elle vient se figer dans l'épaule droite d'Asmargoth, un cri de douleur retenti dans toute la salle et d'un geste sec, il tire la lame de son corps, la prend dans ses mains et annonce calmement :


-Une belle pièce mais ce n'est que du métal.

Il met une main sur le bout et l'autre sur la garde et la maintient au niveau de sa jambe, les bras vers le bas, il la soulève et la fait frapper contre sa jambe et la brise. 8 morceaux de la lame tombent dans un long tintement, Asmargoth lance la garde au loin, j'ai sacrifié mon épée mais les dégats que j'ai fait sont assez considérables. Dans l'incapacité d'utiliser son bras droit, il passe sa lame dans sa main gauche et la pointe d'un air de défi vers moi:

-Tu as visé la bonne épaule cette fois-ci mais je pense que tu sais déjà que je me suis entraîné pendant ton absence, d'ailleurs, je ne me suis jamais senti aussi bien de ne pas te voir, ton visage m'insurpote, tu dégages la même laideur que ton père.

-Arrête tu vas me faire mourir de rire, dis plutôt que tu es jaloux par ce qu'étant humain, tu n'as pas pu rencontrer une personne digne de te supporter !

-C'est que ce petit bonhomme à un semblant de répartie mais au moment où je te couperai la langue, tu l'auras toujours ?

-Encore faut-il que ta lame ne finisse pas comme la mienne.

-Cette lame comme tu dis est spéciale, ton père t'en dira mieux que moi par ce que là,
et il diparait d'un coup avant d'apparapitre derrière moi en plaçant sa lame sous mon cou j'ai très envie de te massacrer !

Sa lame part avant que je ne fasse quoi que ce soit et il m'entaille la gorge, il veut me tuer lentement..., je souffle:

-Et merde ... Je dois faire quoi ?
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   3/12/2014, 22:42

Une foi la lance planté dans le corps de mon fils, celui-ci pousse un cri de douleur comme j'en ai peu entendu. La lumière blanche du pentacle l'englobe pour l'envoyer alors dans son monde intérieur. Je le regarde alors se battre comme je ne l'ai jamais vue se battre. Chacun des combattants usent de tous son potentielle pour gagner le duel, mais les forces semblent presque égales, jusqu'à ce qu'Asmargoth prennent l'avantage, qu'il perd aussitôt après la contre-attaque de Gortak.

Dans son monde intérieur, je suis comme une entité spirituel. Je regarde au pied des combattants pour apercevoir le pentacle sous leur pied. Je souris. Je joint alors les mains et me pose sur le bord du cercle. Le brouillard blanc qui formait les murs de la salle du duel disparurent doucement.

Sous leur pied une grande Plateforme rectangulaire faîtes de pierres grises apparut. Et dans ce qui leur servait de fond, un superbe soleil couchant, mais qui le les gênait aucunement. Et en dessous de la plateforme, de l'eau à parte de vu.

J'admire alors la vu de ce que j'ai crée, et n'en suis pas peu fière.


*Il est temps.*

Je me déplace à nouveau, pour être au même niveau que mon fils. Je pose alors ma main gauche sur son épaule. Et apparaît pleinement dans cet univers. Je regarde alors Asmargoth qui recule alors d'un pas. Je disparaît aussitôt, sans que mon fils ne puisse me voir. Je chuchote alors à l'oreille de mon fils.

- Bat toi pour ceux que tu aimes. Bats-toi pour dompter la vie. Bats-toi, pour repousser au plus haut tes limites. Et surtout, bats toi avec toute la force dont tu es capable. Je t'aime mon fils, et je crois en toi.

Je joint alors mains mains et me tiens dans le dos de gortak. Je me pose alors sur le pentacle et unifie ma magie à celui-ci. Je me concentre sur son flux magique pour le diriger vers moi, pour ne faire plus qu'un avec la magie qu'il dégage, pour ensuite en temps voulus, rediriger cette magie dans le corps de mon fils.
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   11/12/2014, 09:41

Alors que je ne bougeais que peu afin d'esquiver aussi bien que je peux les assauts répétés de mon ennemi, je regarde le sol et observe une plateforme rectangulaire en pierres grises, plus loin, un soleil nous éblouit presque et le brouillard blanc dont je n'avais pas vu l'apparition se fait de plus en plus dense. Nous nous voyons Asmargoth et moi, essoufflés. Alors que je retire la sueur qui coule sur mon front et fixe mon ennemi afin de lui montrer que je ne suis pas à cours d'énergie, même si l'attaque est largement en sa faveur. Je sens quelque chose se poser sur mon épaule et vois mon père, je sais qu'il est avec moi ainsi que les paladins, la vision de mon père fait reculer Asmargoth d'un pas. Il disparait aussi rapidement et j'entends juste sa voix :

- Bats-toi pour ceux que tu aimes. Bats-toi pour dompter la vie. Bats-toi, pour repousser au plus haut tes limites. Et surtout, bats toi avec toute la force dont tu es capable. Je t'aime mon fils, et je crois en toi.

Ce qu'il me dit me réchauffe intérieurement et me donne l'envie de ne surtout pas abandonner, par ce qu'il est là, avec moi ! Mais surtout, je suis sûr que le temps est venu pour lui de m'aider à repousser mes limites et son action arrive. Sentant à nouveau ses mains mais dans mon dos cette fois-ci, je sens mon flux de magie partir de mon corps sans pour autant m'inquiéter. Un court instant plus tard, je sens la force d'un dragon en rage affluer en moi. Cet afflux de magie me revigore complètement mais je reste pour autant blessé et mal en point :

-Merci ... Merci beaucoup, je vais te montrer ce dont je suis capable.

Je sens le pouvoir de la chimère revenir, la force des dragons de mon père en moi et surtout une partie de la source d'énergie noire d'Asmargoth. La question ne se pose pas, je ne vais pas l'utiliser, je risque de trop en laisser passer et perdre le combat. Je fais appel à Sahia et crée une lame pour remplacer celle que je viens de perdre. Armé de cette lame et du bouclier, je reviens vers l'ennemi que dirige sa dague vers mon épée pour la dissoudre. Boosté, je fais un mouvement du poignet pour faire partir la lame dans une autre direction au dernier moment, me retourner et enfoncer ma lame dans le corps de mon ennemi avant de la retirer sèchement pour reprendre une position défensive, un poing lancé me frappe violement au visage sans que je puisse l'esquiver.

Tombant sur me dos, Asmargoth, la main ensanglantée placée sur son ventre, s'approche de moi en boitant avant d'hurler à plein poumons :


- VAURIEN !!! INCAPACBLE !!! MEME PAS FICHU D'ATTAQUER UN ENNEMI SANS L'AIDE DE SON PERE !!! TU ME FAIS PITIE !!

-JE M'EN FICHE DE SAVOIR SI J'AI ETE AIDE OU NON ! TA DEFAITE EST MON SEUL EST UNIQUE OBJECTIF ET JE L'OBTIENDRAI QUEL QUE SOIT LE MOYEN !!!


Je me relève et jette mon bouclier au sol. J'emmagasine mon énergie dans ma main gauche afin de créer la boule la plus grosse que je n'ai jamais faite :

Pluuuus .. Il me faut ... PLUUUUS !!!

Mes yeux deviennent rouges sans que je ne m'en aperçoive. Le bras chargeant l'énergie le devient aussi mais ma pensée est déjà modifiée par le pouvoir d’Asmargoth  pour que je puisse le constater et arrêter. La sphère devient aussi large qu’une balle de fluxball, des flash d’électricité partent dans toute les directions dans un bruit assourdissant, mon corps ne peut pas en souffrir car l’adrénaline qui monte en moi coupe absolument tout ce que je suis censé sentir comme douleur, sans elle, je serais à terre, incapable de bouger.  Ma volonté est de plus en plus grande à mesure que la balle prend de l’ampleur, Asmargoth fonce vers moi mais je suis toujours aussi réactif. D’un geste vif, j’envoie la boule dans sa direction. Comme je m’y attendais, il pointe sa dague dessus en se disant que c’est ma dernière attaque et que je vais l’échouer. Mais un sourire en coin de mes lèvres témoigne l’inverse, je souffle :

-Maintenant Nadare.

L’unique boule  se divise en une multitude de balles  électrique toutes aussi chargées que la balle d’origine. La majorité d’entre elles touchent mon ennemi qui est repoussé en arrière par la décharge qu’il vient de recevoir. Tombant à terre, ses membres paralysés, il est à ma merci. Je crée une nouvelle épée dans ma main sans perdre de temps, je m’approche de lui mais je le vois se relever :

-Comment un tel monstre peut-il exister ?!

-C’est tout ?! Moi qui et croyais plus fort, tu m’as déçu, certes, ton stratagème était bien réalisé et je ne l’ai pas vu venir mais tu n’as aucune force contrairement à moi, et en plus, je n’ai même pas utilisé mon propre pouvoir !


Il disparait de mon champ de vision et le voit à nouveau devant moi, très proche de moi … Une terrible suite de coup dans le ventre me font reculer plus à chaque seconde, cette suite est achevée par un puissant coup sous le menton qui me fait voltiger avant de retomber lourdement sur le sol un mètre plus loin après m’être cogné contre le mur. Je ne sais plus quoi faire, j’ai le corps en sang et je commence à tremper dedans, ma tunique est totalement déchirée, je n’ai ni épée ni bouclier et à bout de souffle, je me sens si faible, je ne mérite presque pas de gagner ce combat, je ne peux pas gagner sans l’aide de quelqu’un, j’ai toujours eu quelqu’un pour  m’accompagner que ce soit mon père ou encore Kattarsis… Je parviens juste à me mettre à genoux devant la personne qui risque fortement de devenir mon assassin, je n’ai néanmoins pas envie de perdre ce combat et laisser Asmargoth prendre le contrôle de mon corps et faire régner le monde selon sa propre volonté. Dans mon dos, je crée avec les dernières ressources que j’ai reçues grâce à mon père un fouet unique… Il est terriblement long entouré de pics qui j’espère le fera crier rien qu’au contact. Dans un dernier effort, je me relève et court vers mon assaillant, je fais tourner le fouet en l’air pour lui donner de la vitesse et le lance sur Asmargoth, son esquive ne me surprend pas mais j’enchaine les attaques vives et imprévisibles. Mes efforts finissent par payer car je le touche enfin et un hurlement se fait entendre, un des pics s’est figé dans son mollet et j’en profite pour contrôler le fouet et faire en sorte qu’il s’enroule autour de lui tout en s’enfonçant dans sa chair, son cri de rage aurait pu réveiller les morts et je me mets suffisamment proche de lui pour lui envoyer un énorme coup de poing en plein milieu du visage. J’entends ses cartilages craquer sous le coup et il tombe à la renverse une fois de plus mais sans se relever. Je maintiens le fouet activé, si je crée une épée, le fouet disparaitra. J’ai gagné … J’ai enfin gagné … Je regarde autour de moi pour voir une quelconque trace de mon père mais rien… C’est avec rage que je tire sèchement sur le fouet pour qu’il subisse encore plus de souffrances. Mon corps est totalement noir et j’ai terriblement envie de tuer Asmargoth ![/i][/i]
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   30/1/2015, 10:32

Je regarde le combat sans pouvoir intervenir. Je sent mon énergie magique s'épuiser au fur et à mesure du combat de gortak contre son double.
Je suis indécis, ne sachant quoi faire. La force magique d'Asmargoth est bien plus grande que je ne l'avais prévus et même magie serait d'un piètre
soutient pour mon fils. Je jette un coup d’œil aux gardiens venu me soutenir. Ils se tiennent droits, mais je sent qu'ils commencent à légèrement faiblir.


*Même les gardiens d'élites ont du mal à contenir cette puissance. Si on m'aurait dit un jour que j'aurais un fils aussi puissant, je me doute que j'aurais
rie au nez de celui ou celle qui me l'aurait dit. Bon maintenant que j'ai bien tergiversé, il serait temps de trouver une solution pour en venir à bout.*

Je continu de réfléchir durant le combat, jusqu'à ce que je voit la couleur de peau de mon fils passé du beige, au gris, puis au noir intense. Puis je perd le contact, alors que je le voit dans une rage meurtrière, prêt à tuer Asmargoth. Je reprend alors pied dans la réalité, et en tombe à la renverse sans comprendre ce qu'il s'est passé.
Je regarde alors le halo qui entoure mon fils commencer à se tinter de noir. Une sorte d'énergie électrique de la même couleur commence à envelopper le halo. Je tente alors de toucher mon fils, mais celle-ci m'empêche de l'approcher. La peur m'envahit, me noue les tripes. Je n'avais encore jamais ressentit une telle détresse pour quelqu'un d'autres que moi, et je me refusais de le perdre maintenant.


*J'ai encore trop de chose à t'apprendre pour que tu deviennes un meurtrier maintenant.*

Je me rue sur mon sac de toile et en sort une boule de cristal. Je la prend à pleine main et fait virer la boule translucide au rouge sang, mat. Quelques secondes se passent sens qu'il
ne se passe rien. Puis un grandement au loin se fait entendre. Je regarde dans la direction du bruit et aperçois alors des renforts. LA chef des élites accompagnés de 8 autres gardiens.
Un seul regard et nous nous comprenons. 4 des gardiens se placent dans les espaces entre les premiers 4 gardiens, qui sont remplacés par les autres nouveaux arrivants.

Je m'éloigne alors du cercle pour générer des piques en fer de la terre. Je les génères les uns après les autres, jusqu'à atteindre un arbre ancien. Je joint alors mes mains et les posent
sur l'arbre en question.Après quelques secondes un pentacle s'imprime sur son écorce. Je regarde alors le halo comprimé entre les hommes et femmes en armures. Je joint mes mains et
active les pentacles au pied des piques. Les éclaires entourant le halo con,vergent vers les piques, puis vers l'arbre, qui la transfert dans le sol où elle se répand sans aucun dommage.

Je me dirige ensuite vers leur chef.


- Il faut que vous laissiez un peu plus de place aux sceaux.

- Pardon ? Tu te sent bien pour dire ça ?

- Je sent même lucide. Lorsque j'ai quitter la salle où mon fils se bat, sa peau avait changé de couleur et ses yeux étaient devenus rouge. Il faut laisser venir de la magie dans le corps de
l'ennemi de mon fils. Au moins lui donner de quoi se battre. Ce que mon fils à en lui n'a pas à être détruis. Cet être doit être entraver, et mon fils devra apprendre à le dominer.


La chef réfléchi, et devant le regard que je lui lance n'insiste pas. Les gardiens, reculent alors d'un pas. Le pentacle au sol les suit, et donc s'agrandit. La puissance magique qui lui est lié s'amplifie quelque peu. Je tente alors de rependre contact avec mon fils. J'arrive à retourner dans la salle, mais n'y reste pas très longtemps. J'ai juste le temps d'apercevoir Asmargoth de nouveau debout avec assez de force pour faire face à mon fils.

*J'espère que je n'ai pas fait d'erreur de jugement.*

Ce fut ma dernière pensée avant d'être de nouveau éjecter de la salle.
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MessageSujet: Re: Un dur entrainement (suite de "un chemin vers les ombres")   31/8/2016, 22:12

Je ne prends même pas la peine de m'approcher de mon adversaire, je le tire vers moi grâce au fouet, je ressens tant de pouvoir affluer en moi que je me dit intérieurement que j'ai du exploser les limites que j’avais habituellement. Je regarde mon ennemi à terre, toujours dans l'objectif de l'exterminer, je n'en ai plus rien à faire de le dominer ou de le contrôler, je dois lui faire payer les blessures qu'il a causé à moi et à mon père ... au centuple ! Je lui assène une longue série de coups de pieds partout où je vois, le visage, le dos, le ventre, les jambes sans jamais m'arrêter, las, je me baisse et recommence la même chose avec les coups de poings, il crache alors un sang noirâtre et visqueux sur mes bottes.

-Bah alors, on ne bouge plus ? On ne peux plus rien faire ?

-Va te faire foutre !

-Oooooh il est pas gentil le petit Asmagounet, je pense que le traitement que je te réserve pour la stupidité dont tu fais preuve vaut bien ... quelles entailles, comme je suis bon avec toi.


Je vais chercher la lame rouge et dorée tombée au sol qui m'était à la base destinée puis retourne près d'Asmargoth. Haletant au sol, il est incapable de réagir. Je prends la lame dans mes mains, l'admire puis passe la main dans la garde, j'appuie tout doucement avec la pointe de l'épée dans le corps de mon adversaire sans défense, il se trémousse et sent que les coups que je lui ai donné plus tôt n'était qu'un début. J'appuie un peu plus fort à chaque seconde jusqu'à ce que la lame pénètre la peau et arrache un énorme gémissement.

Je répète cette opération plusieurs en le regardant souffrir avec un très mauvais sourire dessiné sur mon visage.


-Je me suis bien amusé avec toi, mais maintenant, l'heure est venue pour toi de disparaître à tout jamais ! Adieu !

Je lève alors d'un seul trait la lame au dessus de la gorge d'Asmargoth pour l’exécuter, mais alors que je m'apprêtais à abattre la lame qui ne réclamait que le sang, Je vis un pentacle se dessiner sous mes pieds et sous mon ennemi, je relâche alors un peu mon étreinte sur la lame et observe ce qui se passe.

Une tornade s'élève des deux pentacles nous projetant alors dans les airs, nos sens de l'orientation bouleversés, impossible de savoir à quelle distance du sol nous sommes et nous retombons au sol. Je vois à cet instant là Asmargoth flotter dans les airs en me regardant, il est libéré de mon fouet et il dit ceci .


-Nous avons tous les deux perdus, Gortak, mais ne crois pas que je me laisserai faire si jamais tu reviens me voir.

-Qu'est-ce que tu racontes ? J'ai gagné ! Tu vas mourir et je reprendrai une vie normale !


Je me rapproche alors de lui en brandissant la lame mais une nouvelle fois je fut arrêté, des racines d’arbres viennent m'entourer et enfermement. Je ne vois qu'avec les filets de lumière passant au travers. Je ne sais pas ce que je ressens, une sorte d'atmosphère m'entoure et une voix que je connait m'arrive.

-...Ce que mon fils à en lui n'a pas à être détruis. Cet être doit être entraver, et mon fils devra apprendre à le dominer. Suivi de près par une pensée ...-J'espère que je n'ai pas fait d'erreur de jugement,J'ai encore trop de chose à t'apprendre pour que tu deviennes un meurtrier maintenant.

-Papa ? Qu'est-ce que tu as fait ?!


Je suis déconcerté par ce que je viens d'entendre mais plus le temps passe, plus les mots que j'ai entendu tournent dans ma tête, plus ces derniers m'apaisent, je me mets à pleurer, je comprends la teneur des propos.

-Qu'ai-je fait ? Que dois-je faire maintenant ?! ... REPONDS-MOI !!! ...

L'étreinte des racines se calme petit à petit et me montre Asmargoth gisant dans une flaque de son sang.

-J'ai compris... J'espère que tu ne m'en voudras pas père.

Je rejoins Asmargoth gravement blessé et le touche mais cette fois ci sans la volonté de le tuer, je dois voir ce que je peux faire avec lui. Une question me traverse l'esprit :

-Si je le tue, mon pouvoir va-t-il disparaître ?

Une voix grave et posée me répond alors.

-En partie, tu possèdes naturellement des dons pour la magie dont tu fais preuve, mais éliminer cette personne, aussi ignoble soit-elle, te priverait d'une grande partie de ton pouvoir, il va te falloir gérer son utilisation dans l'avenir.

Je me retourne alors vers la chimère qui est revenue physiquement.

-Je vous remercie tous, vous m'avez beaucoup aidé dans ce combat, je n'aurai rien pu faire si vous ne m'aviez pas prêté vos pouvoirs.

-Cela va de soi, mais pour le moment, veillez à ce que nous nous reposions.

Sur ce, il disparait et je me retrouve avec Asmargoth, qui malgré la quantité innombrable de blessures, s'est relevé.

-Et ouais, tu me tue, tu ne sers plus à rien, ca serait dommage de perdre ton pouvoir alors que tu souhaites tant te venger.

Un rictus de colère se dessine sur mes lèvres, je dois ignorer ses provocations, je lui pointe simplement les deux pentacles au sol et lui ordonne de se placer sur l'un d'entre eux, il s’exécute, je me place alors sur l'autre et me concentre, je visualise nos deux esprits fusionner et nous sommes aspirés tout deux l'un vers l'autre, un éclat brillant en résulte et je me retrouve enfin seul dans la grade zone dans laquelle le combat s'est déroulé, ma tâche accomplie, je ferme les yeux et attends mon retour dans le vrai monde.

Je rouvre les yeux et suis pris d'une violente quinte de toux, je regarde autour de moi, plus d'une quinzaine de personnes en magnifique armure se dressent autour de moi et je vois dans tout ce monde ... :


- ... P ... Père, j'ai *tousse tousse*, j'ai réussi.

Je souris et ne peux relacher mon père du regard. Je suis si heureux de le retrouver.
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